Dans son histoire, la France a connu des hauts et des bas, des périodes brillantes mais d’autres où les contemporains pouvaient avoir honte d’être Français. C’est hélas un peu notre cas, avec un gouvernement non seulement populiste mais incompétent. Il incarne tous les défauts qu’on attribue à notre nation, sans ses qualités. Arrogance, superficialité, égocentrisme, grossièreté n’y ont pour contrepoids ni l’intelligence, ni l’imagination, ni la générosité ou la culture. Il ne forme pas une équipe mais se comporte en harem politique se disputant la faveur du sultan. Alors, ce n’est pas seulement notre image qui souffre, ce sont nos intérêts dans le monde, la sécurité des Français, l’emploi dans nos entreprises, la solidité de notre service public. Et nos amis en Europe ou ailleurs se demandent, une fois de plus, quelle mouche a bien pu nous piquer.
Clairement, le navire France bat en arrière toute. Prostitué, le beau mot de réforme, au service de la politique politicienne la plus vile. Ludique et bornée au court terme donc dangereuse, la vision du pouvoir. Le chapelet d'idées du brain-trust présidentiel et mises en textes au galop par une majorité aux ordres ne sert qu’à accréditer –pour combien de temps encore- les fonctions démocratiques. La gestion consistant, elle, à faire payer au service public les cadeaux faits au secteur privé est en train de trouver ses limites et l'on voit Bercy commencer à racler les fonds de tiroirs. A l’extérieur, les voltes et rodomontades inutiles commencent hélas à déclencher, au mieux le mécontentement ou l’ire de nos partenaires et au pire, des menaces dont plus personne ne sait si elles relèvent de la propagande ou de la réalité. La France était un partenaire difficile mais fiable, elle devient un mauvais serviteur de l'atalantisme. Elle n’avait guère d’ennemis, elle s’en fait. Qui sème le vent…
Une autre politique est-elle possible ? Bien sûr qu’elle l’est. Rétrospectivement, beaucoup de gens se disent aujourd’hui que Ségolène Royal n’aurait en tous cas pas fait pire, et sans doute beaucoup mieux. Mais, contrairement à l’orientation générale des media, la question n’est nous semble-t-il pas tellement Qui, mais Quoi.
Sur le plan économique, d’où sans doute la popularité actuelle de Dominique Strauss-Kahn, une double crédibilité est nécessaire. Il faut affirmer clairement le primat du politique sur « l’économie », concept qui d’ailleurs ne veut rien dire car l’économie –la finance surtout- est fondée sur la confiance et qu’est-ce que la confiance, sinon un ingrédient politique ? En même temps, il faut tenir compte de cette « démocratie économique » que forment les marchés, ne serait-ce que parce que la gouvernance du monde est partagée. Il nous faudra donc un professionnel motivé, non un politicien populiste. La sortie de crise, elle se trouve dans une vraie réforme du fonctionnement des opérateurs, dans la découverte de nouveaux marchés, dans l’investissement public utile. L’emploi ne doit plus être l’ennemi du profit, mais son allié.
Sur le plan social, le retour en arrière n’est plus possible. S’imaginer qu’on pourra résoudre les équations financières en se contentant de faire payer en plus au consommateur le service non fait de l’Etat est un enfantillage et une profonde injustice. Bien sûr, et ce n’est pas nouveau, que tous les dirigeants du public comme du privé doivent veiller au grain et à la bonne gestion des deniers. Mais le concept « value for money » n’est pas, comme les siècles mais aussi les mois récents nous l’ont appris, davantage l’apanage du « privé » que du public. Lutter contre les prébendes doit être un souci permanent. Mais l’acquis et progrès social, s’ils doivent être mieux financés, doivent l’être par un impôt juste et librement décidé par les citoyens, donc progressif et direct. C’est au citoyen en effet de décider ce qu’il peut se payer.
Sur le plan culturel, car nous croyons que la culture fait partie de la trilogie politique de base, les choses sont encore plus claires. Il faut sortir des contradictions et se libérer du vocabulaire et des tabous. Ne confondons plus enseignement et éducation, nation et nationalisme, Europe et Union Européenne, culture et beaux-arts. Notre culture, c’est ce qui nous distingue d’autres peuples et plus généralement d’autres ensembles culturels avec qui nous sommes en complémentarité et en compétition pacifiques. Nous ne sommes pas d’abord Européens ou chrétiens, blancs ou métropolitains, nous sommes partie d’une Francité qu’il nous appartient de porter en avant, non de transformer en peau de chagrin rabougrie.
Notre culture est une synthèse permanente, nourrie de l’apport de nouveaux citoyens aussi bien que du travail, de l’imagination, de la créativité intellectuelle ou physique de leurs devanciers résidants. Elle s’enrichit aussi de la tradition de notre pays comme de celle d’autres pays qui partagent au sein de la Francité notre vision du monde, notre mode de vie et nos aspirations sociales.
La droite sarkozyste veut faire financer le trésor des féodaux du capitalisme par les aides et la gabelle du roi et pour faire avancer l’âne qui porte toujours plus en recevant moins de foin, lui présenter une fois de plus la carotte de l’égoïsme social ou racial. Elle cherche à faire de l’"Europe" à la fois un repoussoir et un prétexte et prétend faire de la France une grenouille qui s’époumone à égaler le bœuf américain. Cette conception vicieuse est d’ores et déjà condamnée, s’il faut en croire les sondages, par deux tiers des Français qui voudraient qu’on cesse de les prendre pour ce qu’ils ne sont pas et se refusent d’être.
La politique alternative qui se dessine déjà en attendant la fin de cette triste parenthèse, sera au contraire, comme la défense globale qui englobe tous les aspects du pouvoir régalien, synthétique. En un cercle vertueux, le dynamisme social et culturel doit nourrir l’économie, qui elle-même permet de financer le progrès. L’expansion de la valeur ajoutée réelle finance l’expansion.
Construire cette synthèse en détail, de façon cohérente et hardie, telle est l’ambition de ceux qui veulent reprendre la main, dans l’intérêt et pour le bien de tous.
Les socialistes et l’ensemble des forces de progrès disposent de la ressource humaine nécessaire, mais il faudra qu’elle soit organisée, motivée et conduite avec décision et bon sens, en lien avec les forces vives de la nation, la fonction publique et nos partenaires internationaux. Travaillons à cela, avec détermination.
Vite une nuit du 4 aout afin d'abolir les privilèges !
Vite une réforme complète et courageuse de TOUTE la fiscalité en France, car on n'y comprends plus rien et cela devient injuste, impôts locaux, impôts sur le revenu, etc
Vite, que la France redevienne ce qu'elle est : un nation moyenne- et non pas le souvenir d'une puissance passée, la patrie de la LIBERTE, de l'EQUITE et de la fraternite sans exclusion mais qui comprends l'accueil et l'intégration.
Vite, j'ai honte de mon pays !!!
Rédigé par : DAVET | 23 septembre 2010 à 09:12
L'alternative sera tout autant sociale, démocrate et écologique que celle de la relève de génération.
Une France rassemblée et non dressée entre corporations, âges ou statut a la capacité de renouveau.
La France et les Français "gagneront" dans un nouveau "deal", par un mouvement participatif animé par les instances élues, et non plus caporalisés par un homme, un clan, une "faction ".
Rédigé par : Pierre Barret | 23 septembre 2010 à 19:26
"Mais l’acquis et progrès social, s’ils doivent être mieux financés, doivent l’être par un impôt juste et librement décidé par les citoyens, donc progressif et direct. C’est au citoyen en effet de décider ce qu’il peut se payer.
Aïe. Je ne suis pas d'accord pour augmenter encore nos impôts, quand on voit qu'il va aux banques via la dette française, pour l'usage que l'on sait.
Cela me fait penser qu'il manque ici une véritable réflexion sur la situation du système bancaire. Vous avez travaillé dans une banque, votre avis nous intéresse.
Rédigé par : david Orbach | 24 septembre 2010 à 19:06
>Ph.D.
Vite ! Vite ! Encore plus vite, c'es très précisément l'antienne de N.Sarkozy. c'est possible car bien que n'ayant plus aucun rapport avec le gaullisme, son parti a gardé le réflexe d'être aux ordres du Chef. Mais c'est très précisément ce qu'il ne faut pas faire, mêm si le tempérament français pousse à cela. Pour de vraie réforme et la réforme fiscale, archi-nécessaire effectivement en est une par excellence, il faut être capable de concerter et de convaincre et aussi avoir le sens de l'Etat, ce dont l'actuel locataire de l'Elysée est doublement incapable.
L'impôt doit d'abord être direct et progressif et sa décision rapprochée du citoyens : c'est exactement le contraire de la ligne suivie depuis des années par le gouvernement de la droite. Pour être honnête, la dérive (historique d'ailleurs) vers l'impôt indirect a aussi été le fait de la gauche. mais la droite rend, en plus, l'impôt de plus en plus inéquitable.
Par contre, méfions nous de l'esprit "quelques arpenst de neige, à quoi servent les DOM, la Corse etc.).
Le fait de vouloir n^'être qu'une "grosse Belgique" et d'abandonner la conduite du monde aux "gros bras" non seulement n'est pas conforme à ce que veulent la majorité des Français (cf. le "Non" au traité de Lisbonne que la classe politique a transformé en "oui" au mépris de toute démocratie sérieuse).
Une France réduite aux acquêts ne rendra pas les Français plus riche et plus heureux. De plus, nous ne sommes pas seulement responsables de l'hexagone, mais de 200 millions de gens qui, dans le monde, partagent plus ou moins notre culture et nos valeurs...
Rédigé par : LEVAIN | 25 septembre 2010 à 08:30
>d.o. (2)
Pour simplifier (tel est du moins mon point de vue) disons que NS et ses conseillers ont une vue et donc un programme d'action totalement limité à la tactique politicienne : peut leur chaut que ce qu'ils vendent soit efficace ou non, prioritaire ou non. encore moins, ce quil en adviendra ultérieurement : le voile intégrale ne les intéreesse ni plus ni moins que le grand Paris ou la "réforme" des retraites. ce qui les intéresse exclusivement c'est, à tout instant, de diviser la gauche, de ne pas laisser partir leurs électeurs au FN et de fidéliser leurs financeurs et amis.
Dans ce contexte ils on commencé par vider les caisses et par créer des manques à gagner importants au profit de certaines de ces catégories. Idem dans le cas des banques, dont on a, dans les faits, avalisé le comprotement risqué, moutonnier et hélas itératif.
A partir du moment où de très grandes entreprises financières se voient objectivment encourager à l'irresponsabilité alors que le secteur bancaire ne saurait, par définition, être purement marchand et a une fonction essentielle dans l'économie, on crée les conditions pour de nouvelles crises avec une crédibilité affaiblie.
Je ferai un papier un jour prochain sur le sujet car c'est effectivement très important.
L'augmentation des impôts est, elle, l'inévitable contrepartie de la sécurité (au sens large du terme) sociale pour tous, car les soi-dsantes "économies" faites sur le service public ne sont pas près de résoudre le problème. elles en créeront d'autres, par contre et ça commence déjà : création d'ingégalités dangereuses, menaces sur l'éducation et la santé publique ainsi que sur l'emploi.
Mais, et c'est tout le sens du cercle vertueux, c'est en relançant vraiment une économie productive et en protégeant mieux les plus faibles qu'on auggmente la ressource fiscale.
La conviction de la Droite, c'est que ce sont les "riches" qui créent de la richesse et donc qu'il faut les motiver en leur faisant des cadeaux. Cette analyse n'est ^pas seulement scandaleuse, elle est économiquement ringarde, car l'entreprise elle aussi est à réformer, la valeur ajoutée s'étant déplacée en son sein entre le personnel, les cadres, les dirigeants et les actionnaires. Aujourd'hui on fait des cadeaux aux (gros) actionnaires alors qu'ils n'ont plus de valeur ajoutée et même on encourage la labilité du capital, ce qui rejoint le problème des banques.
A bientôt pour un développment et merci pour vos commentaires appréciés.
Rédigé par : LEVAIN | 25 septembre 2010 à 08:58
> p.b.
Je suis bien d'accord : mais il faudra aussi que les Centristes se "mouillent" pour qu'on en finisse avec la triste comédie des "réformes" actuelles. Ce que font NS et ses conseillers n'êst pas de mettre une politique au service du pays, c'est de mettre le pays au service de leur politique et du jeu dangereux auquel se livrent beaucoup de droites européennes : jouer à la main chaude avec leurs extrême-droites.
S'imaginer que les errements de l'avant guerre ne peuvent pas revenir, c'est une lourde erreur car les gnérations ont passé et on ne devient pas sage avec l'expérience des autres.
Arrêter cette dérive de plus en plus visible en France revient non seulement à la gauche mais à tous les vrais Républicains.
Rédigé par : LEVAIN | 25 septembre 2010 à 09:05
La politique m'écoeure: de Besancenot à Le Pen en passant par Mélenchon et Ségolène.
Faire payer les riches ? Très bien mais où sont ils ? 800 par an déménagent.
Faire de la relance par la consommation ? Mais pour acheter des produits qui ne sont plus fabriqués en France ? TV, PC, Tph, etc.
Relocaliser les industries ? 2 ou 3 exemples de ci de là ne suffisent pas à faire cocorico
Les retraites ? Sujet mal emmanché !!
La pénibilité , Vaste sujet car en France le travail ce n'est pas la santé.
Que de grèves, passes droits et autres magouilles pour que TOUT le monde puisse faire valoir sa pénibilité .... physique, intellectuelle, ou autre.
La dette : 24000 euro/ par tête de pipe - 1 milliard emprunté chaque jour.
Etc.., Etc;;
La France est un pays ingouvernable. A la place du "petit élyséen" - je fuirais et laisserais la place à Martine, Ségo, Hamon, Roy (le clown en veste rouge du palais bourbon) ...
Mon rêve - étant un néo-nihiliste - c'est de voir tout ceci s'écrouler le plus vite possible !!!
Au fait - y a t il une réforme des retraite et autres "petits" avantages pour les députés et sénateurs ??
Vive la République des pourris de tous les bords et vive la France qui se prend pour une grande nation - 1/100° de la population mondiale, mais l'ELITE SUR TERRE !!
Dormez tous bien:
Tous nos dirigeants ne travaillent que pour nous tous, sans ... s'oublier !!
Rédigé par : MARY | 13 octobre 2010 à 14:49
L'union européenne
J'y ai cru lorsque nous étions 9 puis 12
A 15 j'étais dubitatif et réservé à cause de la GB
A 25 ce fut l'erreur dont on n'a pas tiré les conséquences et amplifiables à 27
Ne manque plus que la Turquie !!
Enfin tout ceci va s'écrouler gentiment - après que les "NANTIS" hauts fonctionnaires de Bruxelles auront tout asséché! Et puis les J. Bové, D. Kon Béni, Goldmich, Rachida Dati, Ségolène et... les autres ont trouvé de beaux trous dans le gruyère.
L'extrême droite est POPULISTE suivant les partis dits progressistes
La gauche est est D2MAGOGUE suivant les "droitistes"
Entre les 2 adjectifs je ne vois pas une grande différence, même dans le Robert.
Au moins, il pourrait y avoir consensus sur un seul mot
Commission à confier à Mélenchon, le maitre du français pur et fleuri !!
Rédigé par : MARY | 13 octobre 2010 à 15:24