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Petit cours de propagande appliquée, première leçon : Tenter de décrédibiliser. Avec un audit, ça fait plus sérieux
La bonne utilisation d'un audit.
En 1995, quand nous succédâmes à la 4ème municipalité de Marcel HOULIER, nous avions nous- mêmes procédé à un audit, non des finances chavilloises que nous avions inspectées et trouvées comptablement correctes, mais de la SEMEAC dont les comptes et la vie de société étaient d'une complication nuisible et juridiquement vulnérable. L'audit a permis de les remettre en ordre. Point. C'est que notre but était, non de mettre en accusation la gestion précédente au travers d' une propagande payée par le contribuable, mais au contraire d'assurer dans les meilleures conditions possible la suite de la gestion de la ville. Nous n'avons pas rempli la presse muncipale de titres ou d'intertitres grossièrement trompeurs et nous avons accepté sans polémique inutile les charges très lourdes de notre travail. Nous n'avons pas chercher à abuser le public, en payant un audit pour lui faire dire le contraire de ce qu'il écrit et faire oublier les conclusions élogieuses du seul organisme indépendant...et gratuit, la Chambre Régionale des Comptes.
Une politique municipale incohérente
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La politique de la Droite à Chaville a toujours été, et elle est à nouveau, avec notre maire d'importation, de refuser toute forme de développement économique, aussi raisonnable soit-il et d'évolution vers un urbanisme équilibré, tout en faisant traditionnellement campagne sur la baisse de la pression fiscale et un endettement soi-disant excessif. En même temps, au lieu de pratiquer l'investissement minimum en équipements publics (forcément générateurs de frais de fonctionnement très élevés) comme à Viroflay, à Vaucresson ou à Ville d'Avray, ce qui aurait eu au moins le mérite de la cohérence, elle a constamment recherché à multiplier ces équipements (Atrium, réseau de 5 centres aérés et aujourd'hui maison de la Forêt et autres projets hasardeux...). Ceci provoque nécessairement de lourdes charges de fonctionnement (750 000 euros par an pour l'Atrium, par exemple) qu'il faut ensuite financer. Dans un pays où, par manque de courage politique, on privilégie la taxation indirecte (la plus injuste) et où la disparité fiscale règne entre les communes en développement qui ont de la Taxe Professionnelle et les autres, qui n'en ont pas, cette politique est évidemment condamnée à l'échec. De plus, elle n'a pas sa place à Chaville, qui est loin de n'être habitée que par des familles aisées. On le sait (quand on est Chavillois, bien sûr...) et on en tient compte...Pour donner le change sur cette sotte mais obstinée politique, la même Droite verse des larmes de crocodile sur le commerce de proximité objets lui aussi d'audits dispendieux, les opportunités offertes aux jeunes que bien sûr elle saura par miracle faire naître, la "vocation résidentielle" qui n' a jamais été mise en cause etc.
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On voit donc délà que les "vierges folles" sont du côté de la droite, pas du nôtre car c'est la droite qui est dans le discours et nous, dans la réalité.
A gauche, une politique cohérente et raisonnable
Cette politique de la droite locale, nous la connaissons donc et nous la combattons, parce qu'elle est contraire à l'intérêt de notre ville et de tous ses habitants. Encore fallait-il proposer autre chose.C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons lancé Arc-de-Seine en 2003 avec nos 4 partenaires et nous avons géré au plus juste, en investissant dans la formation et la motivation du personnel. Et si Boulogne et Sèvres n'ont pas suivi à l'époque, c'est pour des raisons exclusivement propres à la Droite.
C'est aussi pourquoi nous avions conçu un centre ville créateur de richesse, faisant de Chaville un vrai pôle d'attraction à la fois pour les Chavillois et pour nos "clients" extérieurs car dans notre région le tissu urbain est continu. Dans le Centre Ville, les charges foncières accumulées permettaient de financer tout l'équipement par auto-financement, les équilibres financiers étant centralisés chez l'aménageur (SEMEAC/SEMADS). Et la plupart des emprises foncières étaient déjà acquises début 2008.
Une mise en scène de plus !
Lundi soir 8 décembre, conseil municipal "extraordinaire" convoqué par le maire :Le consultant payé par la mairie a fait un exposé où il a souligné... l'excellente tenue de la gestion financière passée de la ville, confirmant ainsi les appréciations du dernier contrôle de la Chambre Régionale des Comptes. Mais comme il fallait bien faire plaisir au client, il s'est fendu ensuite d'un commentaire oral où il s'agissait en gros de faire plus blanc que blanc et où l'on trouvait que nous aurions dû prévoir la crise et augmenter les impôts avant l'arrivée de Zorro ! Mais bien sûr, mon cher Watson !
L'intervention de Jacques Rivier a été brillante et applaudie* .Remettant les choses en place et les pendules à l'heure, il a montré que l'audit ( pas les extraits du Chaville Magazine) relevait les nombreux points positifs et exagérait notablement les quelques points discutables. Quant au maire, il n' a pas craint de pontifier une fois de plus sur l'intérêt qu'il y aurait, en finance, à être prudent et prévoyant plutôt qu'irresponsable et dépensier. Ah ! bon... quand on a 25 ans ans d'expérience professionnelle en banque derrière soi ou après avoir eu la responsabilité budgétaire d'EDF, ça passionne d'entendre ce genre de platitudes, et dans la bouche d'un parlementaire de métier, plutôt absentéiste qui plus est !...
La paille et la poutre
Avec tout cela, on est tenté de se dire : A quand les audits sur la SEM 92 Export récemment liquidée, sur l'affaire de la boucle noire (réseau haut débit du 92), sur la réalisation de la base nautique de l'Ile de Monsieur, l'affaire Hamon etc...? Là au moins, ils serviraient à quelque chose ! Rappelons que plusieurs enquêtes judiciaires sont actuellement en cours d'instruction sur des malversations financières présumées, en lien avec le Conseil Général des Hauts-de-Seine, concernant en particulier l'achat de matériel informatique pour les collèges du 92. Pas plus que dans le cas du RPF, où son ex-parrain a été condamné, le nouveau maire, ancien chef du groupe politique UMP/NC à Nanterre, candidat au fauteuil de Président et ancien vice-président du RPF n'a sans doute jamais entendu parler de rien. Culotté !
Un plaidoyer pro domo, en face d'une vraie proposition
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Que d'artifices et de mensonges pour annoncer de façon transparente, in fine, qu'en dépit des promesses les impôts ne vont pas être diminués mais augmentés, que les services vont être réduits et que la promotion immobilière de luxe va bien se porter à Chaville dans les prochaines années. Elle se pourlèche d'ailleurs les babines en s'attendant à récupérer maintenant l'immobilier patiemment remembré en prévision du Centre Ville pour vendre "à 5 mn des 2 gares, en plein centre ville, des résidences de grande qualité avec jardins privatifs etc." avec très probablement la même architecture qu'au Plessis ou à Levallois...On avait dépensé des trésors de créativité pour redonner à Chaville à la fois un peu d'élégance, de vert en Centre Ville, de richesse et d'animation malgré tous les freins, en finir avec l'aspect désolant de l'arrière du marché, embellir l'église, donner des espaces sympa aux jeunes et aux familles. Tant pis, il faudra probablement attendre 5 ans de plus. C'est que, pour faire du bon urbanisme, il faut aimer une ville qu'on habite, la comprendre et disposer d'une matière essentielle : le temps. Mais quand s'allient la démagogie, l'absence totale de vrai projet, la méconnaissance des sujets de fond et les ambitions purement personnelles au profit de visions égoïstes à très court terme, comment résister à cette efficace coalition et empêcher que des étrangers à la ville (que ce soit moralement ou physiquement) fassent main basse sur elle ?
Ce qu'ils devraient faire...
Au lieu de chercher à démontrer ses talents de propagandiste, dont personne d'ailleurs ne doutait, le nouveau gouverneur de Chaville ferait mieux, sans doute, de réaliser que nous ne sommes plus en campagne électorale et qu'il s'agit de se mettre sérieusement au travail. Au lieu de pontifier il pourrait par exemple progresser en matière de casting des élus et des cadres. En quelques mois, le caractère calamiteux de sa gestion des ressources humaines s'est en effet révélé : démotivation générale, fuite des cadres, limogeage de l'élue chargée du personnel et recrutement semble-t-il hasardeux d'une nouvelle directrice générale : était-il vraiment nécessaire de lui trouver un appartement... à Paris 16ème ?
Quant au secteur associatif, la bonne méthode n'est sans doute pas d'essayer de le prendre en otage au travers des octrois de subventions ni de chercher à en éliminer les mal-pensants, voire de refuser l'agrément municipal à celles des associations dont l'objet social déplaît à tel ou tel adjoint(e).Les associations ne sont pas prétexte à exercer du pouvoir, elles doivent être totalement libres.
Mais pour finir, de quoi nous étonnons-nous ? On est au coeur même du berluskozysme, dont les deux mamelles sont la communication et la Réaction sociale. Sarkozy, Devedjian, Guillet, c'est la même chose.
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On prêche la réforme mais on ne veut en fait que réinstaller la Réaction (pensons aux étonnantes idées de Mme Ré sur le personnel : "le moins de titulaires possible" par exemple ! Ce n'est pas moins étrange que le travail le Dimanche ou le retour à la télé publique à la botte.
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On s'autoproclame maîtres ès gestion mais on est objectivement complices de la malgestion départementale, on démontre quotidiennement son incapacité à maîtriser les problèmes humains et on dépense l'argent sur des bases subjectives (audits propagandesques, effacement des logos, remplacement des "sarcophages" par des sépultures potagères boulevard de la République, ravalement de la Poste sans proposition architecturale etc... en attendant les Etats Généraux)
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On prétend faire, sans aucun projet abouti, de l'urbanisme dans une ville qu'on n'habite même pas et on donne aux promoteurs l'occasion de devenir les maîtres du jeu.***
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...et pour finir on utilise l'argent du contribuable à se payer des audits qui, l'expérience le prouve puisqu'on commence par s'asseoir sur leurs conclusions, ne sont que prétexte à propagande de bas niveau. Mais, sont Ils capables d' autre chose ? La question reste posée.
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* Voir ci-après
** Dénoncées par P.Devedjian, président du Conseil général, lui-même !
*** A propos, le 11 rue des Petits-Bois, tout comme les villas du haut de la rue du Coteau, semble beaucoup intéresser Bouygues. Mais où diable sont passés les Chevaliers Blancs de Chaville Environnement, subitement baillônnés par quelque fée ? Auraient-ils couru le guilletdoux ? Plus de pétitions, tracts vengeurs etc.. quel dommage pour l'animation de notre ville !
Ci-après, in extenso, l'intervention remarquée et largement appréciée du public de Jacques RIVIER, ancien maire-adjoint chargé des finances, de la commande publique et des réseaux. On remarquera son ton modéré, par opposition au ton grossièrement excessif utilisé par la salve de propagande préalable au débat dans CHAVILLE MAGAZINE (et dont les termes sont occasionnellement rappelés en brun) . Pour un financier véridique et compétent comme J.Rivier, la vérité se suffit à elle-même...
Les affirmations (positives ou nuancées) de l'audit sont reproduites en rouge.
J’ai pris connaissance de cet audit il y a une semaine lorsque j’ai reçu CHAVILLE MAGAZINE dans ma boîte aux lettres comme l’ensemble des Chavillois. J’ai rapidement compris que la présentation qui en était faite dans ce journal était par ses titres et ses formulations de la communication politicienne sur le thème : c’est de la faute à nos prédécesseurs si nous sommes dans une situation difficile qui va nécessiter des choix impopulaires.
Au-delà de cette manipulation communicante, je me suis dit que l’essentiel était le contenu de l’audit Je me suis donc présenté en mairie pour lire ses 160 pages (dont 125 sur le passé). Vu l’épaisseur, j’en ai demandé une copie et il m’a été répondu que le document était simplement consultable en mairie. Jean Levain s’en est ému et a écrit à ce propos à Monsieur le Maire, ce qui a eu pour conséquence heureuse que nous ayions , Chers Collègues, cet audit sur notre table ce soir. A mon sens, un tel document aurait pu faire l’objet d’une vraie concertation . Or, ni Jean Levain ni moi-même n’avons été interviewés par l’auditeur, la population en a été "informée" avant les élus, la commission des finances où nous aurions pu échanger ne s’est pas réunie, avant ce soir les conseillers n’ont reçu qu’une synthèse en milieu de la semaine dernière, vous avez formaté le conseil de ce soir en limitant les temps de parole par groupe (10 mn).
Ce n’est pas la conception que j’ai de la démocratie municipale, mais je suis sans doute un naïf qui ne comprend pas certaines méthodes de communication politique.
La lecture de l'audit m'a d'abord permis de découvrir quelques observations que je n'ai pas trouvées dans CHAVILLE MAGAZINE. Je cite (pp. 33 et 35) : La procédure et l'exécution budgétaires semblent être de grande qualité. (p.56) Structurellement, le recours de l'emprunt à Chaville ne pose pas de problème spécifique et n'apparaît pas trop important. Ce sont là des oublis (?) des extraits choisis... par le maire.
Et maintenant, j'en viens sans plus attendre au contenu de la synthèse que nous avons reçue et qui vient d'être présentée, faisant quelques commentaires en en tournant les pages :
(p.8) Soldes intermédiaires de gestion de 2005 à 2007
Comme vous pouvez le constater, les variations de ces soldes (+ 10,7% pour l'excédent brut courant, + 9,2% pour l'excédent brut de gestion, + 8,7% pour la capacité d'autofinancement) sont toutes supérieures à celles des produits (+4%). C'est la démonstration que sur cette période les dépenses de fonctionnement ont cru moins vite que les recettes...ce qui me semble plutôt vertueux !
(p.9) Fiscalité
L'audit indique que la pression fiscale des ménages est inférieure à la moyenne des villes comparables en taille. Lorsqu'on rapproche cette constatation de la faiblesse structurelle propre à Chaville des impôts venant des entreprises, on en conclut que malgré ce handicap, l'objectif de contenir l'évolution des impôts ménages, y compris des taxes sur les ordures ménagères, a été tenu sur cette période.
De plus, en bas de page, il est indiqué que les comparaisons de taux seraient plus pertinentes si l'on incluait les écarts de calcul des bases de fiscalité. L'audit indique à ce propos que la Ville fait bénéficier ses contribuables de taxes d'habitation d'abattements facultatifs très élevés, près des maximum légaux. Si on intégrait cette spécificité, la comparaison serait encore plus favorable à Chaville.
(pp. 10 à 12) Niveaux des soldes de résultats
( Chaville Magazine) ...Selon KPMG, si aucune mesure n'était prise, la capacité d'autofinancement de la ville se détériorerait pour atteindre un solde négatif de 2 824 000 euros en 2012...***
Le constat de l'audit est que leurs niveaux sont en général inférieurs à ceux de la strate. Mais ce qui est important, c' est le niveau de la capacité d'autofinancement nette (dernier solde) en fin de période (2007). Or, on constate que son niveau est légèrement au-dessus de celui de la strate. Ce n'est pas si mal pour une ville comme Chaville qui a une faible taxe professionnelle
(p. 14) Niveau d'investissement
Notre effort d'équipement est dans la moyenne. mais l'analyse détaillée indique qu'environ la moitié est constituée de rénovations du patrimoine et l'autre, d'achats de réserves foncières qui pourront pour l'essentiel être rapidement valorisées. On a donc, sur cette période, accumulé des ressources de financement disponibles pour l'avenir
(p.15) Financement de l'investissement
Si l'on additionne les trois premières lignes (autofinancement, subventions, autres recettes d'investissement) qui sont des financements immédiats, on trouve 51% alors que les 2 dernières lignes qui sont des ressources financières différées (emprunts, fonds de roulement) représentant 48%. Ce rapport est plutôt satisfaisant car la part des financements immédiats est supérieure à celle empruntée financièrement.
(pp. 16 et 17) Endettement
(Mme RE, maire-adjoint délégué aux affaires financières, paraît-il...) : La capacité d'autofinancement de Chaville se réduit comme peau de chagrin, les soldes de gestion se dégradant..
La capacité de désendettement (dette/capacité d'autofinancement brut) est de 8,2 années en 2007 alors que la durée de vie de l'encours de dette est de 13,7 années. Tout banquier trouvera cette comparaison satisfaisante. Par ailleurs le niveau d'endettement a diminué de 2005 à 2007 tout en restant un peu supérieur à celui de la strate. Mais si nous enlevons la dette qui a servi à financer des ressources foncières valorisables à court terme, nous nous replaçons tout à fait dans la moyenne
(p. 18) Point forts
(Intertitre de Chaville Magazine) : Tous ces éléments conduisent à une nette dégradation des finances de la ville...
Je passe rapidement sur ces points importants car vous les avez sous les yeux mais je le cite pour le public : équilibres financiers en hausse en fin de période (2007), fonds de roulement important donnant à la ville les moyens de financer sa politique d'investissement, adhésion à la communauté d'agglomération Arc-de-Seine qui a généré une moindre croissance des charges de fonctionnement et un apport de ressources non négligeable (l'audit chiffre cet avantage à plusieurs millions d'euros sur la période passée)
(p.19) Points faibles (?) : l'essentiel du dossier à charge complaisamment développé dans CHAVILLE MAGAZINE, dossier dont je voudrais beaucoup relativiser les traits forcés. Je reprends ces points.
- J'ai déjà nuancé précedemment l'affirmation de la faiblesse de certains équilibres financiers par rapport à la strate, tant en fonctionnement qu'en endettement. je n'y reviendrai donc pas
- L'importance prise par la taxe additionnelle aux droits de mutation. Il est sûr qu'on n'a pas imaginé, lorsqu'on a construit le budget 2008, la crise immobilière que l'on connaît depuis quelques mois. Cependant, en 2007, la ville a perçu 1 161 Keuros à ce titre et nous avions retenu une estimation prudente de 1 000 Keuros dans le budget 2008. Or, malgré la crise, le niveau probable pour 2008 est proche de cette prévision.
Le poids du fonds départemental de péréquation de la TP. Une part tient au fait que nous soyons une ville pauvre en TP et l'autre résulte des implantations proches de Renault à Boulogne et surtout de PSA à Vélizy. Pour cette dernière, l'assiette est le nombre de salariés de ces groupes habitant Chaville et qui a tendance à croître. les risques sont donc uniquement liés à des changements de méthode de calcul aux niveaux national et surtout départemental. On ose espérer, Monsieur le Député-maire, que ce que nous avons obtenu à ces niveaux, vous l'obtiendrez aussi...!
(Mme. RE, maire adjoint etc..) : nos charges de fonctionnement ont sensiblement augmenté; le principal danger est que cette augmentation, évidemment pérenne, est adossée à des recettes dont les montants sont aléatoires d'une année à l'autre...
Les recettes dont le niveau n'est pas garanti. En fait, leur niveau est possible voire probale, sauf effondrement économique ou changement des règles du jeu par la majorité nationale et départementale.
La dynamique récente des charges de fonctionnement. Elle résulte de deux causes principales, non pérennes : la hausse exceptionnelle des prix du gaz et des carburants, ainsi que de l'accroissement de la maintenance du patrimoine qui est maintenant à un très bon niveau. Elle n'est pas liée à un développement significatif des équipements municipaux.
L'endettement, quant à lui, n' a pas augmenté mais baissé de 2005 à 2007. Quant aux charges financières, l'audit indique que le taux moyen de la dette de 3,4% à fin 2007, ce qui est très bon. Par ailleurs, le poids des charges financières dans les dépenses de fonctionnement est de 4% à Chaville alors que la plupart des villes sont à 6-8 %
En conclusion, la formulation utilisée de situation financière fragile à Chaville est incorrecte car les éléments exposés ci-dessus en points forts et relativisés en points faibles en diminuent fortement la pertinence. Par contre, vous avez raison de dire que le contexte est de plus en plus difficile pour toutes les collectivités locales...mais le gouvernement, qui n'aime pas le service public local, en porte une large responsabilité.
Quelques remarques encore de J.Rivier, pour en finir avec la présentation grossièrement déformée des résultats de l'audit commandité par la municipalité elle-même :
(p.21) Le problème d'affectation du résultat de 2 661 Keuros (niveau record à Chaville) à fin 2007.
Ce choix a été définitivement fait par l'actuelle municipalité après l'adoption des comptes administratifs 2007 en juin 2008. A la commission des finances préparatoire, j'avais attiré l'attention sur cette maladresse budgétaire... en reprenant les mêmes arguments que l'audit ! Monsieur le Maire m'a dit qu'il allait réfléchir, mais en Conseil, la majorité a maintenu ce choix.
(p.23) Budget 2008
( Chaville Magazine) Voté en décembre 2007, le budget 2008 a des implications lourdes conséquences..Des prévisions optimistes votées en décembre 2007...cette affectation des résultats était imposée par les choix opérés par l'ancienne muncipalité...
Ce qui est important, c'est le réalisé 2008 et non les spéculations sur les prévisions passées. Or, vous êtes, vous la majorité, responsables pour plus des trois quarts des réalisations 2008. Nous nous sommes déjà expliqués à ce propos en Juin et les réponses figurent sur nos blogs. Vu le temps imparti, je ne reprendrai pas l'analyse détaillée mais je note malgré tout que l'audit estime la sous-estimation des frais de personnel à 200 Keuros (pour 500 estimés par la municipalité).
Mais ce qui n'est pas indiqué dans cette page, ce sont toutes les dépenses nouvelles que vous avez engagées : recrutement de contractuels proches de vous à haut niveau de salaire, audits (tel que celui-ci : 23 000 euros pour tenter, sans succès, de vilipender l'ancienne municipalité !) et études à l'utilité incertaine dans tous les domaines, manifestations avec des coûts importants, travaux non prioritaires tels que les bacs boulevard de la République, l'effacement du logo au muguet ou le ravalement de l'ancienne Poste. Le déficit annoncé p.24 trouve donc à notre avis son origine dans ces dépenses-là. L'excédent de 900 Keuros en début d'année aura donc été consommé dans l'année...la propagande coûte cher !
(p.25) Perspectives 2009-2014
Nous en reparlerons en orientations Budgétaires mais l'exercice au fil de l'eau présenté est critiquable car il n'intègre pas les pistes de ressources possibles comme la vente d'actifs (2 millions d'euros début 2009 pour le Puits Sans Vin) ou l'optimisation financière avec l'agglomération. Cela n'aurait en effet pas de sens que lea communauté soit riche et l'ensemble des communes qui la constituent, pauvre.
Mais vous avez une botte secrète qui n'est d'ailleurs qu'un secret de Polichinelle, avec l'augmentation des impôts. Vous tentez de faire de nous les boucs émissaires dans ce domaine. mais les Chavillois ne seront pas dupes car ils savent que ce sont les décisions de votre majorité tant nationale que locale qui en portent les responsabilités et que vous devrez les assumer.
Telle était la conclusion de Jacques RIVIER. En comparant le texte original de l'audit avec la présentation grossièrement trompeuse qui en a été faite, préalablement bien sûr donc sans contrôle possible, dans Chaville MAGAZINE, on se rend facilement compte qu'on a affaire à une Propaganda-Staffel (échelon de propagande) sachant faire avouer à un texte le contraire de ce qu'il contient. Tout est organisé :
- un plan de com' à long terme cherchant à décrédibiliser une équipe qui a pendant de longues années et avec peu d'atouts économiques, accompli sa mission dans d'excellentes conditions. Le but : avoir les mains libres pour travailler les augmentations d'impôts, les réductions de service...
- le recours à une "couverture" externe crédible (KPMG) pour impressionner le public
- le contrôle de la manoeuvre, en amont (morceaux choisis diffusés par écrit avant Noël à toute la population, touchant un public beaucoup plus large qu'un conseil municipal non précédé de la Commission des Finances et avec temps de parole limité à 10 mn) et en aval où le compte-rendu est maîtrisé.
- le camouflage astucieux des insuffisances criantes de la nouvelle municipalité dans ce domaine : après avoir laissé la maire-adjointe aux finances ânonner un texte qu'elle n'avait visiblement pas préparé elle-même et laisser entendre qu'elle avait prévu la crise immobilière (!), le maire a cherché à dissiper le fâcheux effet de toute sa mascarade en reprenant la main par une manoeuvre de diversion, nous accusant d'avoir retardé la finalisation du Puits Sans Vin en y louant un local pendant la campagne électorale ! Au même moment, le maire-adjoint à l'urbanisme sollicite l'appui de l'ex-maire pour seconder le dossier à la Région...élégant !
Et comme tout ça est payé par le contribuable et non par l'UMP, ne nous gênons pas...
Professionnels de la propagande, du cynisme peut-être mais sûrement pas de la saine gestion et du sérieux... les locataires actuels de la mairie ! Tant qu'ils séviront chez nous, les Chavillois "profiteront" du Cours Appliqué de Propagande.
Nous pouvons déjà, d'ailleurs, en annoncer les prochaines leçons : l'Urbanisme et les "Etats Généraux", deux spécialités bien connues du Conseil Général des Hauts de Seine où l'on a rodé tout les numéros depuis longtemps : ça marche et cela sert à couvrir la très mauvaise odeur des écuries d'Augias dont parlait le président Devedjian...et dont la presse elle aussi parle de plus en plus souvent. On a beau se boucher le nez et se couvrir les oreilles, la bouche, les yeux comme les trois petits singes en se disant qu'il y a beaucoup d'élus "respectables" dans la droite du Conseil Général, il arrive un moment où la réalité surgit et où les convenances ne sont plus de mise !
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*** Celle-là, elle mérite vraiment le pompon, et une mention spéciale de Jacques RIVIER car c'est vraiment prendre les Chavillois...pour ce qu'ils ne sont pas, à savoir des imbéciles !
R : Bien évidemment, du point de vue scientifique, déterminer une courbe ou des graphiques à partir d'un point et en présupposant l'inaction des décideurs ne peut mener qu'à une aberration. Si par contre la nouvelle municipalité continue 2009 sur la base de 2008 où elle a "mangé" en 8 mois 900 Keuros pour des dépenses très discutables, alors là, le solde négatif de 2012 pourrait bien atteindre 2,8 millions d'euros.... mais peut-être JJG aura-t-il entretemps fait fonctionner son siège éjectable !
Bonjour,
Faudrait-il que Mr Le Maire nous communique le coût de cette audit.Je l'ai réclamer le 12 décembre et à ce jour....rien.
Bien à vous.
J.B
Rédigé par : Jamal | 22 décembre 2008 à 16:30
>JAMAL
L'audit (d'après la municipalité) a coûté 23 000 euros. Tout ça, pour essayer de faire prendre aux Chavillois des vesies pour des lanternes, sans succès en plus !
Pas étonnnant que le budget soit difficile à boucler....
Rédigé par : esbozbrest | 24 décembre 2008 à 14:13