Le muguet disparaît....mais il refleurira !
Deux mois déjà que la nouvelle municipalité chavilloise, pilotée par un maire non-chavillois et un directeur de cabinet qui ne l'est plus non plus, s'est installée. Le style et les préoccupations du nouveau groupe commencent à transparaître au travers de quelques mesures plus ou moins discrètement prises. La proximité du vide estival est également propice à l'une ou l'autre mesure scélérate car le grand show de la "concertation", figure obligée de la politique aujourd'hui (à gauche, la démocratie participative et à droite les inévitables états généraux), c'est avant les élections...Quelques sujets d''amusement, d'intérêt ou d'inquiétude, avant l'été !...et bonnes vacances, bon repos à tous ceux qui en prennent !
Muguet Chavillois
Il était tout d'abord super-important de faire disparaître d'urgence l'emblème traditionnel chavillois du papier à en-tête de la ville pour le remplacer par le blason de la famille de Louvois, qui n'invoque pas grand'chose si ce n'est les droits seigneuriaux de cette famille sur Chaville...et sur d'autres lieux d'ailleurs. Pourtant, même un maire non-chavillois peut avoir entendu parler de l'attachement des Chavillois à ce symbole. Pourquoi dès lors consacrer de l'argent à le faire disparaître et que lui reproche-t-on, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un blason mais d'un logo, qui ne remplit pas les mêmes fonctions ? Rappelons à ce propos que la municipalité précédente n'avait nullement fait disparaître ce blason qui est devenu propre à Chaville de par l'extinction de la descendance des Louvois, mais distingué entre un logo nouveau, dynamique et rassembleur, choisi en concertation avec la population au travers du Chaville Infos, et le maintien d'une tradition historique grâce aux armes de la ville. Remplacer l'un par l'autre ce serait symboliser le retour du dynamisme à l'immobilisme, alors où est l'intérêt pour la ville et même celui des nouveaux élus ?
Non, ce qu'on veut c'est essayer de gommer physiquement le passage des "autres" ! C'est mesquin, inutilement coûteux et non concerté avec qui que ce soit alors que tout le monde est concerné. Que les décisionnaires se rappellent pourtant qu'on existe par ce qu'on apporte, non par ce qu'on détruit. De toutes façons, notre muguet refleurira de ses griffes, alors...
Centre Ville
Bonne pioche : la mise en place du chantier du groupe scolaire de centre ville (chut ! il ne faut plus l'appeler comme cela et ce nom sacrilège a été effacé de la pancarte descriptive !) se poursuit, les commissions s'en occupent, tout comme pour le Puits-Sans-Vin, dont l'angle sera hélas privé de son couronnement ce qui va donner au bâtiment un style encore plus "HLM" alors qu'il est extrêmement visible. Les techniciens du Logement Français, la société d'HLM constructrice, s'étaient déjà pourtant largement chargés de banaliser le travail de l'architecte. Pourquoi les aider ? Pour nous, Chaville n'est pas condamné à la médiocrité ni au quelconque !
Quant à la suite, les nouveaux élus en charge de l'urbanisme s'accrochent à une idée, celle qu'on pourrait -car c'est leur leitmotiv, dû probablement à leur désir de satisfaire "leur"public - "dynamiser" la ville en ne changeant rien et en se contentant de bricoler l'urbanisme chavillois ! Petit à petit, ils devront réaliser que la bonne solution est de poursuivre au mieux un projet mûrement pensé, financièrement réaliste et indispensable, précisément, au cadre de vie global des Chavillois. C'est tout au moins à espérer.
Ainsi, vouloir rénover sur place le marché serait un gaspillage total car c'est sa mauvaise conception qui est source de difficultés, non son état ou sa gestion. Comment faire, en effet, fonctionner de façon pérenne un marché où les "volants" (commerçants non alimentaires n'occupant pas de place fixe) ne peuvent s'installer, avec un accès unique et sans visibilité générale ? Il en va de même du Monoprix, principale force de distribution qui retient les Chavillois d'aller fréquenter en masse Auchan ou V2 . Comment s'imaginer que le groupe concerné accepterait de "reconstruire" sur place, ce qui serait se priver d'un nouveau concept, beaucoup plus moderne, de l'enseigne et se priver d'un chiffre d'affaires important pendant la durée des travaux. Il est clair que le groupe Monoprix répondra : "ou l'on conserve la solution prévue : transit vers un magasin neuf avec continuité de l'exploitation, ou l'on s'en va...". Quant au commerce de proximité, c'est précisément l'évolution de l'urbanisme chavillois vers la centralité et la qualité qui lui donnera les moyens, avec son propre travail sur lui-même, de se redévelopper. Ce ne sont pas d'illusoires actions de redynamisation ou le rachat des fonds par la ville, ce qui est, en passant, une étrange conception du libéralisme pour ceux qui s'en gargarisent à longueur de journée, qui y suffiront.
Culture : Liquidation (non) annoncée de l'Estampe de Chaville ?
Là où cela se gâte déjà et il fallait s'y attendre, c'est du côté de la culture ! Après la mise en place d'un poste de "Directeur de la Communication et de la Culture" ce qui est en soi assez significatif, on assiste, aux marches de l'été, à une tentative subreptice de liquidation de l'Estampe de Chaville par voie de licenciement des deux enseignants et artistes graveurs principaux, André BONGIBAULT et Christos SANTAMOURIS. Le procédé est en lui-même significatif : adieu la "concertation" promise, et qui sera sans nul doute remplacée par des Etats aussi généraux que dépourvus de suite sérieuse dans le plus pur style UMP (cf. ce qui s'est passé au Conseil Général). Vive la liquidation organisée du soutien à la culture, jugée non rentable tant qu'elle ne sert pas la Communication !
L'Estampe de Chaville, qui produit des gravures de belle facture, existe depuis des décennies, bénéficiant du soutien de municipalités d'orientation différentes. Si elles ont agi ainsi, c'est pour une raison très simple : l'Estampe, dont l'enseignement et les oeuvres produites sont de niveau et de réputation internationaux, attire des artistes de toutes nationalités et elle est le seul lieu de production artistique chavillois qui soit vraiment professionnel ; le potentiel est irremplaçable et il est riche de potentialités pour l'avenir, même s'il n'est pas exploité à fond pour l'instant. Le site qu'elle occupe est par ailleurs remarquable et il doit de toutes façons être protégé des appétits des promoteurs.
Notre politique pendant douze ans sur ce sujet a été cohérente :
1) Bien distinguer les activités coexistantes dans l'Académie des Beaux-Arts : enseignement aux enfants, que nous avons rattaché à la structure PEGASE ; enseignement aux adultes des arts plastiques de base (dessin et peinture) sous forme d'association afin de solliciter le moins possible les finances, au travers de la Passerelle des Arts ; maintien du pôle d'enseignement de haut niveau avec l'Estampe, là aussi sous forme d'association et avec la perspective d'une évolution vers la compétence communautaire et la création numérique. Par la même occasion, il était possible de faire migrer du bâtiment les utilisateurs non professionnels car le degré de sécurisation du bâtiment de leur convient pas.
2) Valoriser le lieu avec un premier niveau de sécurisation et, ultérieurement, création dans les mêmes volumes et avec un projet public/privé, d'un pôle de qualité, axé par exemple sur un lieu d'hôtellerie-restauration diététique couplé avec une exposition permanente et des stages.
3) Evoluer vers un contexte intercommunal par la mise en compétence communautaire de l'enseignement des arts plastiques puisque l'enseignement de la musique, de l'art dramatique et de la danse en font déjà partie, afin de faire prévaloir une logique d'épanouissement culturel au bénéfice de toute la population et de réduction des coûts des communes.
Dans ce domaine en effet, seule une action organisée et à moyen terme vaut. devant la carence de plus en plus évidente de l'Etat en matière de soutien culturel (toujours la même antienne copiée des Américains : "la culture est un marché comme un autre". Cette billevesée oublie un léger détail : notre "marché" est spécifique et il ne s'appuie pas sur une communauté politique et linguistique du même niveau ni du même pouvoir d'achat que les productions US, sauf bien sûr à renier notre identité nationale, ce à quoi certains, d'ailleurs, s'occupent activement).
En termes financiers, rappelons que l' Estampe coûte en gros 190 000 euros par an, ce qui représente à peu près la même chose que la subvention à la MJC et le quart de celle aux activités de l'Atrium. Quant au surcoût des nouveaux personnels recrutés récemment (en attendant la fameuse police municipale etc..) il nous paraît pouvoir être chiffré à quelque 200 000 euros.
L'éventuel licenciement des "piliers" de l'Estampe relève, en fait, d'une autre logique
1) Recruter à la ville quelques "fidèles" à des niveaux de salaire très supérieurs à ceux pratiqués habituellement dans des villes de notre taille, afin de mieux contrôler la mairie pour le compte d'un édile semble-t-il très occupé par ailleurs. C'est évidemment l'un des inconvénients qu'il y a à aller chercher un maire chez les voisins comme la droite chavilloise a dû le faire.
2) Financer une partie du surcoût par le licenciement "en douce" des enseignants de l'Estampe, en justifiant ex-post la chose par le coût soi-disant trop élevé d'une activité "qui ne sert pas aux Chavillois etc.." et "une autre conception de la culture" dont le député-maire serait détenteur. A vrai dire, depuis qu'il est député et ex-conseiller général, on n'avait pas tellement entendu parler...de cette autre conception. Et ce que fait le nouveau maire par ailleurs a-t-il à être indirctement financé par Chaville ?
3) Récupérer le bâtiment pour en faire une maison de la Forêt (?) qui coûterait forcément plus cher puisqu'il faudrait la mettre en état de recevoir du public, recruter du personnel d'accueil permanent ad hoc etc.
Un tel projet n'a à notre avis que des inconvénients : il existe en effet déjà une Maison de la Nature communautaire à Meudon (Potager du Dauphin) qui fonctionne très bien et Arc-de-Seine n'a donc aucune raison de financer un nouvel établissement du même genre. D'autre part la valeur ajoutée, sans un plan d'animation touristique global à ce jour non existant et qui prendrait des années, est très faible. Enfin un tel projet serait entièrement à la charge du contribuable chavillois, tant en investissement qu'en fonctionnement. Pour finir, rien ne dit que cette maison ne finirait pas un jour dans la main des promoteurs...comme cela était envisagé par le groupe Parthéna avant 1995. A propos, que devient Chaville Environnement, l'association "apolitique" qui a fourni quelques élus à la nouvelle muncipalité ? Son objet social a sans doute disparu....
L'Estampe a lancé une pétition contre sa destruction annoncée : il est important de la signer et de la faire connaître : estampedechaville@free.fr.
22 juin 2008 dansreflexions - Territoires | Permalink | Commentaires (0)
Cantonale partielle de Chaville, 15 juin 2008
Et voici les résultats, que suivront quelques commentaires et une réflexion sur l'avenir de notre département.
Téléchargement cantonale20082me_tour_canton_dfinitif.pdf Téléchargement elections_cantonales_2008_2eme_tour_dfinitif.pdf
Quelques remarques rapides sur les résultats sachant que cette élection, quoique n'ayant aucun rapport direct avec les récentes municipales, y étaient tout de même liées en partie vu le contexte.
En ce qui concerne Chaville, on constate que le candidat de progrès arrive en tête dans 8 des 13 bureaux chavillois mais que, comme d'habitude, la faible mobilisation générale sur une élection jugée ( à tort, mais...) non essentielle par les citoyens, touche davantage la gauche que l'électorat conservateur de Chaville. Ceci explique assez largement que la candidate de l'UMP arrive en tête chez nous. C'est bien sûr aussi le cas dans sa propre et minuscule commune ainsi que dans les deux citadelles de la droite que sont encore Ville d'Avray mais avant tout Vaucresson. On se souviendra que c'est précisément pour cette raison que le maître-découpeur Pasqua les avait adjointes à Chaville, lui conférant ainsi le discutable honneur d'être...le seul chef-lieu de canton des Hauts-de-Seine !
La non-mobilisation d'une partie de l'électorat de gauche reflète aussi hélas l'efficacité de la triste besogne de désinformation et de démagogie mené par certains, depuis des années et visant à saper la confiance dans une municipalité qui, qu'on le veuille ou non, lui aura apporté beaucoup. Les associations se disant "de défense de l'environnement" et qui, partageant les mêmes méthodes, ont étrangement et subitement disparu du paysage du jour au lendemain, ont aussi leur part de ce "succès". La victoire n'a plus besoin de supplétifs...
A noter également que quelques nostalgiques du combat à gauche contre la gauche ont empêché qu'un report logique des voix des Verts au premier tour ne se fasse dans les meilleures conditions et ce malgré la volonté de leur candidat. Ils pourront maintenant méditer, pendant quelques années, sur les conséquences de leur aveuglement...pour les citoyens.
Les bonnes nouvelles, maintenant !
Tout d'abord, le score de la candidate UMP reste toutefois largement inférieur à l'étiage moyen de la droite aux élections politiques et en particulier à celui de son "patron" J.J.GUILLET aux législatives. Il est aussi géographiquement concentré.
A l'inverse, le résultat du ticket de gauche est de trois points supérieur à celui de la municipale et il est également supérieur à celui du nouveau maire meudonnais à ladite municipale. Avis donc à ceux qui voudraient imposer à Chaville les aberrations du sarkozysme...
Dans le reste du canton, on peut constater qu'à l'Ouest (Vaucresson et Marnes) rien ne change pour l'instant mais qu'à Vaucresson la participation a été particulièrement catastrophique. Faut-il y voir les prémices d'un doute justifié des Vaucressonnais sur le sérieux et l'éthique de l'UMP, leur champion habituel ? Nul ne le sait encore, mais ce qui se passe à Ville d'Avray, où un score historique de plus de 35% pour la gauche a été réalisé, pourrait inspirer cette thèse.
Il faut y voir aussi le succés de l'union des forces de progrès, qui a joué à plein dans des communes qui le valent bien, elles aussi. Les difficultés sociales, souvent couvertes par l'impression trompeuse d'un monde confortable, y existent d'ailleurs comme le démontrent les conséquences d'un récent incendie de logement à Vaucresson.
Et si l'on s'interroge à Vaucresson, c'est qu'il y a bien de quoi. Au lendemain même de l'élection de la suppléante de Jean-Jacques GUILLET, umpiste n°30 sur les 45 élus du CG 92, que voit-on se passer, par exemple, au Conseil Général des Hauts de Seine, où règne à nouveau une ambiance détestable ?
Un nouvel et passionnant épisode de Dynastie est en train de s'y dérouler et c'est vraiment dommage que les citoyens ne puissent au moins profiter du feuilleton dont ils financent la production ( la Droite, vous savez, gère tellement mieux les finances !...). En voici le scénario : SARKOZY père impose à Patrick DEVEDJIAN le fils de son Ex comme chef du groupe UMP etc. au Conseil Général et élimine par le fait le candidat néo-centriste Hervé MARSEILLE, maire de Meudon (non, il n'est pas Chavillois !) qui s'y voyait déjà sans doute. Isabelle BALKANY est contente car elle n'avait pas digéré les circonstances de la prise de pouvoir de Patrick avec l'appui, précisément, des néo-centristes. Jean SARKOZY, le fils donc, est impatient de montrer du haut de ses vingt ans à tous ces vieux schnoques de quel bois (ramassé par les serfs) il se chauffe et peut rêver, pourquoi pas, de faire un jour sa Joyeuse Entrée dans un Conseil Général devenu fief héréditaire. Pour l'instant il n'est encore que le Gentil Dauphin...réussira-t-il, dans un département où on ne dit jamais non au Chef ? (à suivre).
Tout ceci serait plutôt ridicule s'il n'y avait pas de tels enjeux et si les conséquences directes ou indirectes de ce cirque, car il n'y a pas d'autre mot pour qualifier tout cela, ne portaient pas sur la vie quotidienne de dizaines de milliers (ou plus) de gens qu'on pourrait aider, et tout de suite !
Pendant que ce Congrès s'amuse et que c'est la fête aux ambitions personnelles, en effet, nombreuses sont les IVG qui se passent dans de mauvaises conditions et surtout qui doivent être pratiquées alors qu'elles auraient pu être évitées. Nombreuses sont les personnes âgées mal accueillies ou pas du tout. Il n'y a toujours pas assez de places en crèche. Des handicapés retraités, bernés une fois de plus par la droite de Sarkozy, doivent vivre avec 600 euros par mois. Les besoins en logements aidés ne sont bien sûr pas satisfaits et surtout, les besoins de ceux qui ne peuvent ni accéder, ni payer plus de 700 euros par mois le sont de moins en moins. Certaines communes du département, sur le thème "on a déjà donné" préfèrent d'ailleurs payer des pénalités que faire leur devoir solidaire, dont Neuilly bien sûr ! Le service des assistantes sociales devient de moins en moins accessible, la situation empire dans les hôpitaux, il y a de moins en moins d'infirmières libérales car qui voudrait encore entreprendre ce métier dans les conditions où il se pratique en milieu urbain ? Les budgets personnels éclatent sous la pression des coûts de transport, de l'inflation volontaire des prix, du coût du logement, des frais divers induits par les privatisations de toutes sortes. Le service postal devient mauvais et sacrifie tout pour faire vivre une banque de plus. La manière dont est géré le RMI par le département est une triste et coûteuse farce. L'approche éducative des jeunes est toujours aussi erronée : trop tardive, trop partielle, trop déconnectée du contexte familial et imprégnée de préjugés ridicules. La politique des coups persiste à tous les niveaux et les grands projets sont souvent le rendez-vous du gaspillage et de l'opacité.
Or nous ne sommes ni en Corrèze ni dans les Ardennes : ici, il y a de l'argent, il y en a même de plus en plus et le département dispose d'un bon milliard pour aider, et vite, à résoudre les problèmes et beaucoup de misère émergente. S'il le veut vraiment, évidemment !
Quand on voit, en face de tout cela et de ce bonheur que l'on pourrait créer, un président de la République, au travers de son propre fils, immature pour gérer des responsabilités de ce niveau, susciter délibérément des difficultés politiques ( dans quel but ?) à un président de conseil général qui est le chef de son propre parti et un ex-ministre qu'il a lui même nommé, comment peut-on encore apporter son soutien à l'UMP 92 et ne pas au moins voter blanc ? C'est une question à laquelle il est difficile de répondre...
Là où l'on est carrément dans la honte, c'est quand on entend Sarkozy (fils) se préoccuper de demander à tout le monde d'être solidaire (sic), au titre de la couverture de l'avenue du Général de GAULLE (1 milliard d'euros au départ), avec Neuilly, ville devenue le symbole même de l'égoïsme en matière de logement social mais aussi place forte du clan Sarko. Tous solidaires avec l'égoïsme ! Mon fief d'abord ! Tels semblent devenus, à la veille du 18 juin, les cris de ralliement de l'UMP 92 ...A ce compte le général, qui doit une fois de plus se retourner dans sa tombre, aurait aussi bien pu crier : vive Pétain !
Et soyez assurés qu'ils le feront, convaincus qu'ils sont de la passivité, par action ou par omission, d'une partie de l'électorat (le Général, toujours lui, parlait de veaux !). Pour les projets aberrants, il y aura de l'argent. Car quand les citoyens abdiquent, c'est le règne des clans qui commence ou plutôt, dans ce département, qui se poursuit. Berlusconi, ce n'est pas que chez les autres, il faut s'en convaincre et la dérive vers la république bananière et asociale, sous prétexte d'une "réforme" qui dans le meilleur des cas est un miroir aux alouettes, ne relève plus seulement de la satire politique.
C'est pourquoi notre combat commun, avec beaucoup d'amis à gauche mais aussi et de plus en plus au centre ou même à droite, se poursuivra. C'est qu'il est d'une autre nature que celui qui se déroule en ce moment même dans les couloirs de Nanterre et qu'il cherche à conserver à la politique ses lettres de noblesse que sont le service au citoyen, le travail efficace, le souci de l'avenir, le respect des hommes.
16 juin 2008 dansreflexions - Politique | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
"Dynastie" à Nanterre !
Le feuilleton UMP continue à Nanterre ! La presse du 13 et du 14 juin se fait l'écho de la candidature de Jean SARKOZY à la chefferie du groupe UMP-Nouveau Centre au Conseil Général (29 élus sur 45, 30 si le canton de Chaville envoyait Dimanche une UMP de plus à l'assemblée départementale). Qu'en penser et quelle est la logique de cette affaire ?
Tout d'abord, que la promotion est bien rapide à l'UMP si l'on est le fils du Chef, dans ce parti en principe républicain (?)...En quelques mois, ce jeune homme de vingt et un ans s'est vu bombarder Conseiller Général et responsable local de l'UMP à Neuilly (ex-fief du Chef) et le voici commençant à visiter les correspondants locaux de l'UMP (y compris à Chaville !). C'est bien mieux que Marine Le Pen !
Ensuite, que la fidélité de l'électorat de l'UMP encourage celle-ci à faire de plus en plus fort : on a déjà vu l'élection à Chaville d'un maire étranger à la ville, la désignation pour la cantonale chavilloise du maire de Marnes-la-Coquette, le village le plus riche des Hauts-de-Seine ; pourquoi pas maintenant Sarkofils pour succéder à Jean Jacques GUILLET à la chefferie de groupe ? Comme on le voit, la pauvre petite majorité départementale ne se sent pas les mains libres et elle a bien besoin d'être "confortée" !
Jean SARKOZY chef du groupe majoritaire, cela voudrait dire que pour des raisons purement politiciennes, un parti met à la tête du groupe ultra-majoritaire d'un Conseil Général qui a le budget d'un état européen et emploie en personnel l'équivalent d'une grande entreprise, un gaillard d'une vingtaine d'années que seule sa filiation recommande vraiment pour ce poste ! Est-ce que tout cela est sérieux ?
Clairement, le Chef est entré en conflit ouvert avec son ex...ministre, Patrick DEVEDJIAN, président actuel du Conseil Général, car la candidature du fils de l'Ex est clairement dirigée contre lui. Bonjour les nouvelles intrigues de palais à Nanterre, les déjeuners diplomatiques ou autres entre factions au Ruban Bleu et les articles de presse. A part Philippe Juvin, parti en Afghanistan, les 13 vice-présidents participeront à l'étripage général. A noter aussi que les centristes nouveaux menés par Hervé Marseille, jusqu'ici très obéissants, risquent de commencer à s'énerver...
D'une manière ou d'une autre, ce genre de théâtre a un effet négatif sur les services du conseil général car comme le dit un proverbe exotique "quand les buffles se battent, c'est la mort des mouches" ! Et ce, n'est pas fait non plus pour améliorer la gestion, aider à des décisions rationnelles et se préoccuper d'abord des intérêts des citoyens qui in fine financent, en pleine crise sociale.
Le cas de Jean SARKOZY est symbolique de la vieille attraction qu'a toujours eu le parti ex-gaulliste pour le pouvoir personnel. Mais l'UMP n'en a retenu que le côté dynastique que le général, lui-même, avait su éviter. Est-ce finalement un hasard si, le 14 juillet prochain, commémorant la Liberté conquise par le Peuple, on verra apparaître aux côtés de papa SARKOZY, les dictateurs familiaux de la Syrie, de l'Egypte et de la Tunisie, censés servir sa pub ? Non sans doute : les repères républicains sont bien perdus...
Mais vous, chers électeurs du canton de Chaville, vous n'êtes pas obligés de dire "oui" à tout cela en votant UMP. Au nom de quoi et pour quelles bonnes raisons, d'ailleurs, faudrait-il le faire ? Le choix- encore un !- est donc entre vos mains, car en votant contre un 30ème siège à l'UMP dimanche prochain vous pouvez faire passer un message fort qui, n'en doutez pas, sera relayé par les media et donc entendu à Nanterre.
14 juin 2008 dansreflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Et voici les résultats...
Voici les résultats de Chaville et du canton de Chaville.
Ce canton avait été artistement retaillé, en son temps, par Charles PASQUA pour retarder le plus longtemps possible l'élection à Chaville d'un conseiller général de gauche en "plombant" Chaville, ex-ville-canton par l'apport de Ville d'Avray, Vaucresson et Marnes-la-Coquette, où le vote réflexe à droite existe encore, quoique de moins en moins marqué..
Téléchargement rsultats_chaville_8_juin_2008.pdf
Téléchargement rsultats_canton_8_juin_2008.pdf
On remarquera
- que la participation est hélas, comme il était prévisible, catastrophique. Trois électeurs sur quatre n'ont pas participé au premier tour. Ce n'est certes pas exceptionnel pour une élection partielle, venant de plus à l'époque du beau temps et après de nombreuses consultations, mais enfin..
- que la gauche unie est toujours majoritaire à Chaville et qu'elle progresse dans les autres communes, avec un bon score du candidat des Verts**. Il s'agit clairement d'un vote de sensibilité, puisque ni le candidat présenté ni sa suppléante n'étaient du canton. Les thèmes développés, qui coïncident d'ailleurs avec nos propres préoccupations, ont été efficaces dans la conjoncture actuelle.
- la candidate UMP, suppléante du député local, réalise à Chaville le même score que celui-ci aux municipales, ce qui tend à prouver qu'il s'agit ici, par contre, du "capital stable minimum" de voix conservatrices soit quelque 44% à Chaville.
Que peut-on en conclure ?
Tout d'abord que le résultat du scrutin reste ouvert pour dimanche prochain. La candidate désignée par l'UMP ( aux dépens de Virginie MICHEL-PAULSEN, alors que Vaucresson est pourtant une commune beaucoup plus importante que Marnes ) est bien sûr en tête, mais l'importance du vote chavillois dans le score total fait que, si les Chavillois participaient "normalement" au deuxième tour, mettons à 50% ( beaucoup moins que pour une élection nationale ou municipale), le résultat pourrait être inversé.
Qu'il est donc indispensable que les citoyens de notre canton fassent, ce 15 juin, le geste citoyen qui leur permet d'arbitrer des enjeux qu'on peut qualifier d'énormes. Il s'agit du choix d'un élu parmi les 45 qui décident annuellement de l'utilisation de 2 Milliards d'euros, de l'emploi de plus de 4000 collaborateurs, de mesures sociales, techniques, éducatives essentielles pour la vie au quotidien. Qui n'a pas ou n'aura jamais affaire aux assistantes sociales, aux assistantes maternelles, à l'office d'HLM départemental, aux problèmes de versement de l'APA ou de l'aide sociale pour les personnes âgées, à la circulation sur les routes départementales ou aux équipements sportifs et culturels que finance notre argent par l'intermédiaire du Conseil Général ?
Notre propos est clair :
- L'UMP insiste ! Confiante dans le "tropisme" de droite de trois des communes du canton, elle est satisfaite d'avoir instrumenté à Chaville l'élection d'un professionnel de la politique qui n'y habite pas et n'y paie pas d'impôts. Elle pousse maintenant le bouchon encore plus loin en désignant à sa place (la candidate est déjà présentée comme "votre conseiller général" sur ses affiches...) le maire d'une commune qui, par son statut de village pour personnes fortunées, est un véritable défi à la mixité sociale* dans un canton de 40 000 habitants. Si ce n'est pas se moquer des électeurs...voire des élections !
- Or, continuer à envoyer à l'assemblée départementale, au motif qu'ils affichent le sigle "rassurant" de l'UMP, des élus "confortant" une majorité introuvable qui a fait la preuve, depuis des années, qu'elle gaspillait des sommes considérables au service d'une politique incertaine et de moins en moins sociale n'est pas le bon choix : la longue série de scandales techniques ou politiques qui émaillent la vie des Hauts-de-Seine, dominés sans partage par l'UMP et ses associés, en est la preuve.
- Si l'on veut, donc, que notre département, disposant de moyens énormes, perde sa réputation sulfureuse et s'engage résolument au service d'une société plus juste, plus transparente, plus moderne, il faut se résoudre à faire confiance à la gauche locale. Un certain nombre de nos amis vaucressonnais ou dagovéraniens voire marnois ne doivent pas s'en effrayer : après plus de 12 ans, les Chavillois -qui votent pourtant à droite aux élections "politiques"- n'ont pas désavoué leur maire !
- le risque, c'est de voter au nom d'une étiquette pour quelqu'un qu'on ne connaît pas, qui dépend nécessairement du "système" UMP et n'est donc pas susceptible de l'amender. La sécurité, c'est de faire confiance à quelqu'un dont on ne partage pas nécessairement toutes les convictions, mais qui a fait la preuve de sa compétence et de son attachement à l'intérêt général, lequel dépasse celui de quelques particuliers. C'est aussi de respecter une société plurielle et donc la mixité sociale.
Pour notre canton, faites le choix de la justice sociale, de la sécurité, d'une vraie représentativité et du bon sens, tout simplement. Dimanche prochain, le 15 juin, votez
Jean LEVAIN
de CHAVILLE
Dominique SANGLERAT
(suppléante)
de Ville d'Avray
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* Ce qui n'empêchera pas, dans quelques jours, les représentants de ce parti de se prétendre les héritiers légitimes du général de Gaulle...
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** Voici le communiqué d'Alain MATHIOUDAKIS, candidat des Verts au premier tour :
"10,52 % et après?"
Alain MATHIOUDAKIS, candidat pour LES VERTS à l'élection cantonale partielle de Chaville, et Brigitte THOURY, sa suppléante, remercient l'ensemble des électeurs qui se sont déplacés pour le 1° tour des élections, dimanche 8 juin 2008.
Des remerciements plus vifs encore aux électeurs qui ont voté pour eux et qui leur ont permis d'atteindre le seuil symbolique des 10% avec un total de 10,52%.
Ce score indique que les préoccupations écologiques et sociales doivent être prises réellement en compte dans les politiques menées par la majorité départementale.
Ce résultat témoigne également qu'une partie des électeurs du canton aspire à avoir au Conseil général un élu de proximité qui travaille dans la transparence et dans le souci du service public et de l'engagement vers les autres.
Et non comme actuellement avec la majorité départementale de droite où prédominent trop souvent les luttes de clan, les intérêts partisans et les sympathies d'affaires.
C'est pourquoi Alain MATHIOUDAKIS appelle les électeurs à voter, le dimanche 15 juin prochain, pour le candidat qui permettra de contester l'hégémonie UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine.
Contact :
Alain Mathioudakis
11 juin 2008 dansreflexions - Politique | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Chaville, un canton de luxe ?
Encore plus fort ! Après avoir "doté" Chaville d'un maire qui ne paie pas d'impôts dans sa commune, l'UMP veut maintenant faire représenter les quarante mille citoyens du canton de Chaville au Conseil Général par sa suppléante, maire de Marnes-la Coquette, ce "village" des Hauts-de-Seine où la richesse par tête est la plus élevée dans un département déjà bien loti ! Pourquoi pas, tant qu'on y est ?
En effet, les 8 et 15 juin, a lieu une élection cantonale partielle*** sur notre canton (Chaville, Ville d'Avray, Vaucresson et Marnes la Coquette )
Encore des élections ! » vous direz-vous…Eh ! Oui... Pourquoi ?
Tout simplement parce que Jean-Jacques GUILLET, député meudonnais de la 8ème circonscription- qui a réussi à arracher en 2004 au centriste Denis BADRE son mandat de conseiller général, s’en débarrasse 4 ans après, pour cause d’un cumul prévisible.
A quoi bon dans ces conditions avoir voulu s’en saisir ? Seul l’intéressé, qui se proposait dans sa propagande électorale de faire pleuvoir sur la mairie de Chaville la manne financière du Conseil Général, pourrait répondre.
Tout cela ne fait pas très sérieux mais révèle l'état d'esprit qui règne à l'état-major du parti-roi des Hauts-de-Seine !
L'organisation d’une élection cantonale partielle plus ou moins ignorée du public aura en tous cas plusieurs conséquences :
- La première, hélas, sera sans doute une faible participation.
- La seconde (et c’est probablement un peu le but recherché par ceux qui tirent les ficelles), est la possibilité de faire élire, à la hussarde (il y a déjà marqué "Votre Conseiller Général " sur les affiches et les circulaires), une candidate inconnue de la majeure partie du canton, sur la seule base d'une étiquette politique. Circulez, braves gens ! Ici aussi, l'UMP décide pour vous..
- La troisième, c’est que les enjeux d’une telle élection n’auront pas eu le temps d’être débattus ni les électeurs véritablement informés qu'elle avait lieu, pour pouvoir prendre leurs dispositions afin d'y participer
C’est d’ailleurs pourquoi ce blog tentera de faire vivre le sujet et de développer les options que nous défendons.
- UN CONSEIL GENERAL, POURQUOI FAIRE ?
Le Conseil Général des Hauts-de-Seine, créé lors de la création des départements de la petite couronne, dont le nôtre, dispose d’un budget de 2 milliards d’euros (équivalent à celui d’un « petit » pays européen) et emploie quelque 5 000 personnes (autant que la Région, le budget étant lui aussi comparable en volume !). L’assemblée départementale compte 45 conseillers, soit davantage que de maires dans les Hauts-de-Seine (36). Grâce, précisément, à l’élection en 2006 de Jean-Jacques GUILLET aux dépens de l’UDF Denis BADRE, Sénateur-maire centriste de Ville d’Avray, l’UMP, déjà dominante, a encore renforcé sa majorité absolue. Les groupes politiques se répartissent en effet comme suit : Vert, 1 élu ; communiste, 8 élus ; socialiste, 6 élus et UMP/Nouveau centre et apparentés…30 élus.
Les sources de financement sont en gros les suivantes : contributions directes (à peu près l’équivalent du service de la dette soit à peu près le tiers du budget hors dette), financements de l’Etat (un peu moins) et ressources diverses (taxes spéciales, droits de mutation, pour le reste). Le département des Hauts-de-Seine est globalement « riche », surtout si on le compare à ceux de province.
Ce fait, la nature de son peuplement, la présence de zones d’emploi très puissantes et sa proximité immédiate de la capitale le rendent donc politiquement très attractif.
Cela n’a pas échappé à Ch.Pasqua et à ses successeurs qui ont réussi à en faire une base UMP de première grandeur, un véritable porte-avions d'où partent les raids contre les villes non-UMP ou sont catapultées les grandes ambitions des politiciens de ce parti. Il sert aussi à l'occasion de terrain de secours à des personnalités poursuivis par les "affaires" comme le célèbre B.Bled, collaborateur principal de Tiberi et "recasé" depuis à l'EPAD (La Défense)...
Les compétences d’intervention du département sont, comme dans le cas de la région ou des communautés (ou EPCI en langue « techno ») soit obligatoires soit facultatives.
Pour simplifier, disons que les principales sont, dans les Hauts-de-Seine, le financement de la construction des collèges, celui des infrastructures routières départementales (RD et équipements y afférents) et le domaine social (PMI, aide sociale à l’enfance, assistantes sociales par exemple). Le 92 intervient également dans la construction et la gestion de logements sociaux (par exemple via l’OPHLM 92), dans l’aménagement urbain (via la société d’économie d’aménagement d’aménagement « SEM 92" ). Il est également censé impulser certains domaines comme l'enseignement musical, la danse ou l'art dramatique.
Au-delà de ces compétences obligatoires, il intervient ou intervenait dans des domaines de compétences facultatifs comme le sport ou les activités internationales. D'où l'existence de la SEM Export 92 dont J.J.GUILLET était président, la fameuse « Fac Pasqua » etc. Il s'intéresse aussi aux infrastructures NTCI (projet de "boucle noire" dont on entend de temps en temps parler).
- LES DANGERS DU CHEQUE EN BLANC A L'ORDRE DE L'UMP
De gros moyens financiers, l’hégémonie d’un unique parti : cette combinaison donne imparablement dans les Hauts de Seine les mêmes résultats qu’ailleurs, c’est-à-dire pratiquement la perte de contrôle réel par le citoyen de l’emploi de ses impôts et des ressources du département en général.
Au gré de la volonté du grand patron, le président, qui dispose généralement d'une autorité totale, on fait ceci ou cela ou bien on arrête tout brutalement au gré des aléas politiques. C'est la pratique de « coups » comme le soutien au Tour de France, par exemple, abandonné au bout d’une ou deux saisons..après avoir dilapidé des millions. Les fameux "Etats Généraux du 92", après avoir servi d'estrade au candidat à la présidence de la République, ont eux aussi accouché d'une souris.
A l'inverse, le travail de fond est principalement le fait d'un appareil administratif lourd et parfois routinier (pendant des lustres, le département connaissait 15 types de circonscriptions sociales différentes, par exemple). La gestion du RMI est elle aussi aussi coûteuse qu'inefficace...sauf peut-être côté statistiques !
La dispersion des actions entretient elle aussi les dérives, au point que le président DEVEDJIAN s'est vu contraint de prendre ici ou là quelques mesures, comme à la Fac Pasqua, qui démontrent clairement que son prédécesseur gérait mal ou plutôt ne gérait rien du tout, si ce n'est la communication. Le fait-il exprès ? C'est bien possible !
Au final, même si quelques-uns des 13 vice-présidents ont travaillé, le bilan global est bien maigre par rapport au niveau des moyens engagés.
Une longue liste de gaspillages et de scandales (nous en présentons en fin d’article* une liste non exhaustive) émaille donc l’histoire de notre département.
Mais celle des intrigues qui divisent l’UMP départementale ne l’est pas moins. La dernière en date opposait Jean-Jacques GUILLET, survivant de l’époque Pasqua et président du groupe UMP, Patrick DEVEDJIAN (aujourd’hui secrétaire général de l’UMP et secrétaire d’Etat) et Isabelle BALKANY, épouse du trop célèbre maire, UMP toujours, de Levallois, pour la conquête du poste convoité de président que Patrick DEVEDJIAN, finalement, gagna.
Suite au départ de J.J.GUILLET, bien des politiciens de droite sont prêts à se sacrifier pour prendre la tête d'un groupe où " les relations entre le Centre et l'UMP ont toujours été très étroites" : Hervé MARSEILLE, Thierry SOLERE, Philippe PEMEZEC ou encore le président DEVEDJIAN lui-même...l'opposition compte les points et pendant ce temps le travail attend. Aux dernières nouvelles, Hervé MARSEILLE tiendrait la corde.
Coté scandales il y a aussi eu, entre autres, les épisodes tragi-comiques de Neuilly, de Puteaux ou de Colombes ou plus grave, d’Asnières, auxquels le Conseil Général est chaque fois, via ses dirigeants, financièrement et/ou politiquement associé. Le devenir de la fondation Hamon et de son site isséen trouve son origine, par exemple, à l'époque où Rachida DATI n'était encore que "conseiller juridique" du département. Bien des politiciens départementaux de droite doivent aujourd'hui regretter amèrement ses "conseils"..qu'elle dispense aujourd'hui à d'autres.
C’est là la conséquence inévitable de l’existence d’une majorité écrasante qui n’a même pas dans ce cas le mérite qu’elle a pour un gouvernement, c’est-à-dire d’affirmer une politique forte et positive. En effet une assemblée départementale administre, elle ne gouverne pas, en tous cas dans les Hauts-de-Seine où les présidents sont absents ou contestés, quand ils ne sont pas condamnés par la justice…
Pour couronner le tout, les présidents du Conseil Général ont souvent été (de Ch. PASQUA à P. DEVEDJIAN en passant par N. SARKOZY) titulaires du ministère de l’Intérieur ou de ses secrétariats d’Etat…voire présient de la République ! Dans ces conditions et bien qu'il s'agisse du plus important vrai département français, le rôle des Préfets du département, dépendants par nature du ministère de l'Intérieur, ressemble bien sûr à une gageure.
Pas plus que l’électeur, l’Etat n’assure donc dans des conditions normales sa fonction de contrôle dans les Hauts-de-Seine.
Tout ceci ressemble fort, à la longue, à une zone d’exception dans la République. C’est pourquoi l’élection de juin dans notre canton est décisive. La différence est claire en effet, entre ce que vous demande Jacques GUILLET au travers de sa députée-suppléante Christiane BARODY-WEISS et le contrat que je vous propose, avec ma propre suppléante Dominique SANGLERAT, depuis des années fidèle élue de Ville d'Avray et de la communauté Arc-de-Seine.
- CENTRISME : UN MASQUE DE PLUS POUR L'UMP !
Il ne nous appartient certes pas de commenter le comportement, pas toujours facile à suivre, de la famille centriste. Mais il n'appartient pas non plus à l'UMP de s'estimer aujourd'hui quasi-propriétaire de la marque !
Lors de l'élection municipale de Chaville la liste du MODEM s'est maintenu au deuxième tour contre J.J.GUILLET (Guillet 46%, Levain 44%, MODEM 10%). D'autre part, c'est un fait que le siège de conseiller général que quitte le même Jean-Jacques GUILLET aujourd'hui, fut conquis aux dépens du sénateur-maire centriste Denis BADRE, l'un des principaux lieutenants de François BAYROU. C'était sans doute un geste amical à son égard !
Enfin il faut se souvenir qu' Henry WOLF et Hervé MARSEILLE, centristes meudonnais, menèrent des campagnes très dures contre J.J.GUILLET lors de différentes municipales et législatives, y compris en rappelant les débuts de l'intéressé dans un mouvement d'extrême-droite ou son évolution, de secrétaire général puis vice-président du RPF, à l'UMP officielle. Pas nous.
Alors, centriste, la candidature UMP de la suppléante de J.J.GUILLET ? En tout cas pas MODEM !
Et le MODEM a officiellement indiqué et affiché que ses électeurs étaient, sur cette élection, libres de leur choix.
- UN CHOIX TOUT SIMPLE, UN CHOIX DE BON SENS
En votant UMP,
- le pouvoir absolu de l’UMP/NC départementale serait renforcé en lui conservant ses 30 sièges sur 45, ce qui lui permet de "truster" (avec ses auxiliaires du Nouveau Centre) les 13 postes de Vice Présidents. Une majorité aussi écrasante a-t-elle besoin d'être "confortée" ? Non, bien sûr !
- Les factions voire les dynasties familiales liées au « Parti du Président » à Neuilly, Puteaux, Levallois etc. pourraient ainsi tranquillement poursuivre leurs activités, à l'ombre d’une majorité aux ordres.
- Notre chef-lieu, Chaville, déjà pourvu par l'UMP d’un maire qui n'habite pas la commune, serait représenté à Nanterre par la maire de Marnes-la-Coquette. Or Marnes n'est absolument pas représentative de notre canton dans son ensemble. Que notre canton soit, en large partie, résidentiel, n'implique pas qu'il devrait être représenté par le maire d'une commune totalement atypique des Hauts-de-Seine par ses dimensions, sa composition sociale, son régime électoral et son refus persistant de l'intercommunalité
- J.J.GUILLET, ayant « placé » sa députée-suppléante au Conseil Général, aurait alors davantage de chances de se succéder à lui-même. Le suppléant, François-Marie PAILLER, est d'ailleurs maire-adjoint de Chaville et proche du nouveau maire. En d'autres termes, voter BARODY-WEISS, c'est voter UMP bien sûr mais c'est surtout voter GUILLET.
- D'autre part, en signant un nouveau chèque en blanc à l’ordre de l’UMP 92, les électeurs tiendraient pour péchés véniels de graves entorses aux principes républicains qui émaillent constamment la vie de leur département depuis sa création ainsi que des erreurs de gestion évidentes et des irrégularités inexcusables à ce niveau.
- Enfin, ils récompenseraient un manque de considération évident de la part des élus de leur canton**, les bénéficiaires de leurs choix se repassant le témoin en toute tranquillité et faisant fi de l'esprit de la démocratie représentative.
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En face de cela, que proposons-nous ? Car nous ne bornons pas à critiquer –à juste titre, hélas- mais nous allons aussi construire, comme nous l’avons fait à Chaville et en intercommunalité.
- Tout d’abord, d'évoluer vers une autre gouvernance qui associe sérieusement l’opposition ou plus exactement les élus d’autre sensibilité que l’UMP, à la définition d’une politique à moyen terme du Conseil Général. A part peut-être le domaine de l’environnement, les Etats Généraux (vieux « truc » UMP pour amuser les électeurs de majorités introuvables) organisés en fanfare par Nicolas SARKOZY ont accouché..d’une souris. Mieux vaut en dire beaucoup moins et en faire un peu plus.
- Cette gouvernance doit prendre en compte les nouvelles communautés d’agglomérations, planifier les domaines de compétences (dans le domaine social du seul département existent quelque 15 types de circonscriptions sociales !) dans l’espace et dans le temps, travailler sur la coordination avec l’Etat et la Région de façon à optimiser le service rendu au citoyen-contribuable. C’est dans ce travail d’évaluation et de rationalisation peut-être fastidieux mais fondamental que résiderait une vraie réforme, non dans l’agitation/absence à laquelle N.SARKOZY, débarrassé de toute contradiction, nous a habitués au Conseil.
- Ce travail irait de pair avec une redéfinition des priorités sociales. Plutôt que de se livrer à un illusoire et dégradant « pistage des chômeurs » qui ne fait que nourrir des cabinets de consultants inefficaces ou d’essayer de suivre le gouvernement dans ses incessants changements de pied au sujet du travail dit « d’insertion » il faut dialoguer efficacement avec les entreprises, l’Education Nationale, les chambres consulaires, les associations et la Région (compétente pour l’Apprentissage et les Lycées) sur une base départementale. La multiplicité et la variabilité des dispositifs est hautement préjudiciable à l’efficacité, que l’épaisseur de administration départementale ne facilite pas non plus..Dans de nombreux domaines sociaux, il y a aujourd’hui urgence voire misère. L’abstention de soins ou traitements devenus trop onéreux (examens radiologiques, consultations ou médicaments trop chers, pilules anticonceptionnelles récentes), la réapparition dans bien des familles de la faim ou d'une malnutrition chronique, le surendettement galopant, les fugues d’adolescents, les suicides « professionnels », tout cela est révélateur de l’émergence d’une société à deux vitesses dans un département riche. A l’heure où l’on parle de couvrir l’avenue du Général de Gaulle à Neuilly pour 1 milliard d’euros (!) que le CG 92 sera nécessairement invité à co-financer, c’est intolérable. Mais avec une majorité absolue UMP comportant le Fils du Président, cela se ferait quand même...Au lieu d’être coûteusement solidaires avec ceux qui refusent la solidarité, utilisons notre richesse collective au traitement préventif et s’il le faut, curatif, de la fracture sociale.
- Les Hauts-de-Seine doivent aussi trouver, je le sens profondément en ma qualité de conseiller régional, leur place dans la Région et il faut mettre fin aux querelles entre celle-ci et le plus puissant département de France. En matière d’aménagement, de logement social, de travail social, de réseaux de transport, la mésentente est dévastatrice et maintenant que nous ne sommes plus (pour combien de temps ) le « département de Sarkozy », c’est le moment de construire des ponts. Car,parallèlement, les grandes manœuvres autour du Grand Paris se développent et le maintien de l’isolationnisme altoséquanais ne pourrait mener qu’à recréer sous une nouvelle forme le département de la Seine. Il est indispensable que les élus qui le peuvent portent maintenant le message de la coordination, d’un consensus intelligent et de la rationalité. Comme la région, le « 92 » est divers et doit modeler sa représentation en conséquence, plutôt que de continuer à s'identifier à un clan.
- Enfin, il faut travailler dans la durée. Et cela n’est possible, précisément, qu’en assurant les bases de notre travail social, éducatif, technique ou culturel. Et comment cela aurait-il lieu dans un département où l’on pratique une valse de plus en plus rapide des présidents et où l’on a assisté, à l’époque du président Sarkozy, à un partage du pouvoir départemental entre les « petits messieurs » de son cabinet, le préfet titulaire de Direction Générale des Services (entretemps reparti en province) et les grands chefs de services ? Notre département a besoin de stabilité et d’élus qui y assument leurs mandats, au lieu de vouloir décoller du porte-avions dès qu’ils ont quelque notoriété. A Nanterre comme en France, il faudra bien un jour comprendre que la télévision et la communication bling-bling ne remplacent pas le travail politique, de vraies et bonnes idées et un comportement responsable.
- CONCLUSION
C’est faute de le comprendre, précisément, que Nicolas SARKOZY a, après un an de mandat –mais des années de gouvernements UMP dont il était bel et bien membre mais qu’il oublie ou vilipende aujourd’hui- d’ores et déjà perdu la confiance des Français… pour ne pas parler de celle de nos partenaires internationaux : la presse mondiale est tristement significative à ce sujet.
Il est difficile, pour ceux qui par sincère désir de faire évoluer notre pays, se sont laissés prendre à son discours, d’admettre aujourd’hui qu’ils ont bien mal placé leur confiance et que la politique, aussi bien que la personnalité de l’intéressé, éveillent de plus en plus de doutes profonds.
Mais rien ne les empêche de rester conséquents avec leurs intentions.
Si les Hauts-de-Seine ont été le laboratoire du sarkozysme et que celui-ce se révèle de plus en plus pour ce qu'il est c'est-à-dire un populisme producteur d'échec pour la France, pourquoi récompenser les responsables du labo ? De fait, continuer à y envoyer des élus dociles serait cautionner des dérives répétées et inacceptables.
si les méthodes et surtout les objectifs ne sont plus les bons, ne faut-il pas changer de casting ?
Ne faut-il pas aujourd’hui préférer des élus critiques mais constructifs, faisant le poids face à des personnalités importantes et se battant le mieux qu'ils peuvent, non contre des adversaires mais pour les intérêts quotidiens de tous les citoyens ?
Ne vaut-il pas mieux faire confiance au discernement, au travail de fond, au sérieux et au respect de l'électeur que de voter aveuglément pour une étiquette qui ne représente même plus vraiment les intérêts d'un parti unique en voie d'implosion, mais la simple couverture pour d'intérêts particuliers ?
La majorité déjà absolue au Conseil Général n'a donc pas besoin d'être "confortée", ni réconfortée d'ailleurs et nous invitons tous les électeurs à faire passer un signal fort à l'UMP départementale : "Le canton de Chaville ne veut plus avaliser ce qui se passe depuis des années à Nanterre, il veut montrer la voie de la solidarité, de la bonne gestion, de l'expérience, d'une vraie démocratie ".
Et c'est en nous apportant votre soutien dès le premier tour que ce message passera, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle gouvernance : celle d'
un Conseil Général à votre image.
Notre canton n'a pas en effet vocation à devenir un "canton de luxe" où seuls les intérêts particuliers ou les privilèges seraient reconnus et valorisés. Il doit vivre dans l'équilibre et le respect mutuel de tous ses habitants, aisés ou non, car ce sont les gages de la sécurité, d'une bonne éducation de nos enfants et de notre propre qualité de vie.
Une seule solution pour obtenir ce résultat : bien choisir votre Conseiller Général, c'est-à-dire voter, dès le 8 juin, Jean LEVAIN (suppléante : Dominique SANGLERAT).
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- REMARQUE IMPORTANTE
Aux élections cantonales, il existe une "barre" de 25% par rapport au nombre d' électeurs inscrits (et non de votants) que doit franchir un candidat pour être élu dès le premier tour. Or cette barre, compte tenu de la faible participation, hélas fréquente lors d'une élection isolée (elle est généralement de l'ordre de 30 à 35%), est très difficile à atteindre. C'est pourquoi
toute abstention ou dispersion des voix au premier tour peut aller à l'encontre de votre choix du deuxième tour.
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*Liste des principales affaires concernant le CG 92 évoquées par les media
-Le centre universitaire Léonard-de-Vinci (surnommé Fac Pasqua), où le Conseil Général a déjà englouti des centaines de millions d’euros au point que P.Devedjian tente aujourd'hui de limiter la casse..ce qui n'est pas flatteur pour son prédécesseur, promu entretemps président de la République(Le principe de Peter fonctionne aussi en politique !)
-Le subventionnement du Tour de France : des millions pour un résultat invisible et inaudible…sauf sans doute pour A.S.O. (groupe Amaury, également propriétaire du "Parisien Libéré").
-La « gestion » du RMI au travers d’un cabinet d’origine australienne, suivant des modalités aberrantes, en parallèle avec des associations qui ne reçoivent que peu de chose pour le même travail.
-La couverture de l’avenue du Général-de-Gaulle à Neuilly (couverture en son temps refusée par les élus neuilléens !) pour un budget de départ d’1 milliard d’euros ! Oui, vous avez bien lu !
-Le réaménagement du stade Yves Dumanoir à Colombes : une coûteuse opération dont les considérations politiques (d'ailleurs avortées) liées à Colombes ont totalement altéré le sens éventuel au plan sportif
-La base nautique de l’Ile de Monsieur à Sèvres (un budget passé en quelques années de 18 à 48 millions d’euros). La piscine (20 millions d'euros à elle seule) voulue un temps par N.Sarkozy finirait aux dernières nouvelles par se faire..sur le parc de Saint-Cloud, ce qui impliquerait sa reprise à l’Etat..pas gratuite, sans doute ! à suivre...
-La gestion de l’EPAD (Etablissement Publique d’Aménagement de la Défense) : une démonstration de la très coûteuse connivence entre les élus putéoliens et ceux de Neuilly et du divorce politique avec la Région. Les Ceccaldi-Raynaud continuent d'ailleurs à faire des leurs sur ce sujet (Tour Nouvel).
-La gestion des sociétés d’économie mixte plus ou moins autonomes « SEM 92 » et SEM 92 Export. L’une est une structure beaucoup trop lourde et inutile au département, l’autre a finalement dû être fermée devant les risques et les dérives des restes du « système Pasqua », qui a la vie dure car il intéresse beaucoup de monde...Intéressant de constater, aussi que pendant que les dirigeants actuels vilipendent tout ce qui est public, ils se gardent bien d'appliquer ces principes dans leur fief.
- la célèbre affaire des HLM des Hauts-de-Seine, de 1997 à 2005
- il y a aussi l'affaire HAMON, promoteur bien connu qui a réussi à faire payer au Conseil Général la garde de ses propres tableaux contemporains dans sa propriété de Bullion
Ah ! j'oubliais !
Le Canard Enchaîné, toujours bien documenté, nous rappelle ce mercredi 28 mai (p.3) à propos de la Légion d'Honneur décernée à Isabelle BALKANY il y a quelques jours par Nicolas SARKOZY, que malgré le nombre de fonctionnaires imposant dont il dispose, le Conseil Général a bien du mal avec sa comptabilité et que les documents relatifs au traitement de certains marchés informatiques s'y perdent facilement...
Il est à craindre, malheureusement, que toutes ces dérives ne balisent que de la partie émergée de l'iceberg...et il est clair que si les choses ne vont pas, ce n'est pas faute de moyens.
Alors, quelles que soient ses opinions, quel citoyen responsable, respectueux de la contribution citoyenne à l'effort collectif, peut souhaiter que tout cela continue et "conforter" les responsables en votant "UMP" pour le Conseil Général ?
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**Liste des conseillers généraux du Canton de Chaville depuis 1968
2004 - 2008 : J.J.GUILLET, Député UMP (ex-RPF) (démissionnaire en 2008)
1996 - 2004 : Denis BADRE, sénateur-maire de Ville d’Avray, UDF/MODEM
1992 - 1996 : Marcel HOULIER, maire de Chaville (démissionnaire en 1996), UDF
1984 - 1992 : Marcel HOULIER, maire de Chaville, UDF
1974 - 1984 : J.GERMAIN, RPR
1968 - 1974 : G.AUSSERRE, SFIO
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***Liste des candidats déclarés
Christiane BARODY-WEISS (UMP-NC-PR)
Rémi CARILLON (FN)
Annie GOUESMEL (PCF)
Jean LEVAIN (PRG-PS-MRC)
Alain MATHIOUDAKIS (les Verts)
Christiane BARODY-WEISS, Annie GOUESMEL et Jean LEVAIN habitent le canton.
7 juin 2008 dansreflexions - Politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
De l'économie magique...(I)..à une économie de reconquête
Les Français sont de plus en plus surpris de la manière dont le gouvernement Sarkozy -car tout le monde a entretemps compris qu'on avait affaire, dans le meilleur des cas, à un chef de gouvernement et non à un président de la République -aborde les problèmes économiques.
On en arrive même à des pratiques magiques, au sens propre du terme, qui font rire tout le monde. Danser autour des supermarchés en criant "Prix ! baissez !" et en les menaçant des foudres de la Loi s'apparente en effet à une démarche chamanique : on danse autour du totem pour que le Grand Esprit fasse pleuvoir. Au mieux, on pense à Jéricho tournant autour des remparts avec ses trompettes..
Clairement, le sarkozysme économique est un flop total. Pire, il emmène la France dans le mauvais sens en faisant croire à des ruptures, à des réformes qui ne réforment rien du tout de ce qu'il faudrait effectivement réformer. Les admonestations bruxelloises ne sont que prétexte à persister dans l'erreur et à crier "Voyez que nous avons raison ! Il faut taper encore plus fort sur les services publics, les prestations sociales et les retraites et ne pas nous préoccuper de solutions globales !"
Pourtant, outre les réactions sociales, tout le monde voit bien qu'on est très mal parti après des années d'un gouvernement UMP disposant de tous les pouvoirs et qu'il faudra donc, quand la comète de Sarko se sera éloignée dans le vide sidéral, que notre bateau tire, pendant des années, des bords carrés pour avancer vraiment et refaire le chemin perdu.
Pour quelles raisons le système sarkozyste se plante-t-il aujourd'hui dans sa politique économique et sa poloitique tout court ? Quelles orientations proposer, dans une vision à la fois sociale et efficace, car il est possible et nécessaire de proposer un autre projet et de nouvelles pratiques ?
La principale raison de l'échec me paraît résider dans l'étroitesse de la vision qui préside aux soi-disantes réformes. Cette vision est négative, péjorative pour les forces de travail, incohérente dans son affirmation, dépassée et inefficace.
Elle est négative parce qu'elle part du principe que le principal problème dont souffrirait l'économie française serait la lourdeur de la charge publique, qui injecterait insuffisamment de dépense dans le système économique, grèverait le fonctionnement des entreprises et démotiverait salariés et "patrons" (il y a pourtant beaucoup à dire sur ce terme actuellement et surtout sur son contenu). Il s'agit en gros de couper les branches mortes de l'arbre (on ne parlera pas de rosier !) ou si l'on préfère, de pratiquer sur le malade -à notre avis imaginaire- une saignée dont Monsieur Purgon attend le plus grand bien.
Quelle erreur ! Bien sûr que les efforts de productivité doivent être sans cesse poursuivis, dans le public comme dans le privé. Mais les concepts sont souvent artificiels aujourd'hui. Comment qualifier en effet Total de groupe privé, si son chiffre d'affaires est largement constitué de taxes ? La BNP-Paribas est-elle une entreprise d'Etat alors que toute sa stratégie est d'essence privée ? Personne ne s'en rend compte, en tous cas. L'actionnariat public serait-il à brader chez une puissance internationale, à encourager chez un micro-état asiatique comme Singapour ? Non, bien sûr : c'est l'usage stratégique qui est important, non son principe.
Bref, on est dans l'incantation : le credo sarkozyste ne cherche aucune sortie "par le haut" qui tiendrait compte par exemple de l'impérieuse nécessité de raisonner en termes de marchés commerciaux ou de valeur ajoutée durable. Rien de tout cela, rien que la morne répétition du "on paye trop d'impôts et de charges sociales" alors même que depuis longtemps, l'Etat, en bon arriéré du colbertisme, s'obstine à faire croire qu'il gouverne l'emploi en versant de véritables rentes de situations à certaines entreprises qui ne l'ont d'ailleurs pas demandé. Le colberto-libéralisme de Sarko et son état-major d'énarques, c'est la déification de l'individu parce qu'il peut être un client politique, c'est essentiellement un populisme et un gaullisme dégradé. C'est l'inverse du libéralisme américain qui développe sa puissance idéologique sur la base une valorisation de l'initiative individuelle et l'équilibre des pouvoirs. Mais le génie de la culture américaine est fondé sur des valeurs différentes...
De fait, l'imagination et l'analyse globale de la situation ne sont pas au rendez-vous en France en ce moment et l'on y substitue un concours Lépine gagné une fois de plus par J.Attali qui a déjà travaillé et retravaillera probablement un jour pour la concurrence politique de l'UMP ! Pas plus qu'on ne gouverne avec une collection de "trucs" isolés et souvent inefficaces, on n'a jamais motivé personne, fonctionnaire ou non, en faisant croire que certaines castes sont supérieures. Pourtant, ce sont bien la valeur ajoutée et le retour sur investissement qui comptent : une infirmière hospitalière apporte-t-elle moins de valeur ajoutée à l'économie française que l'achat d'un 4 x 4 supplémentaire fabriqué en Chine ?
Elle est péjorative parce que dans ce domaine comme dans d'autres, les Diafoirus de l'UMP font une lecture à deux vitesses de la société, que le comportement du président lui-même illustre d'ailleurs très bien.
Que les fonds de pension rentrent et sortent des entreprises sans en partager en quoi que ce soit l'esprit, l'affectio societatis. Que des dirigeants se voient octroyer des pourboires colossaux et sous-imposés pour débarrasser des entreprises stratégiques de leur malgestion. Que d'autres, ou les mêmes, s'augmentent sans états d'âme (+ 38% en moyenne depuis Sarko II). Que les états-majors de grandes entreprises soient infestés de pantouflards voire même d' anciens hauts-fonctionnaires des Finances qui étaient censés les contrôler. Que la maîtrise d' entreprises stratégiques pour l'avenir de la France soit mise à l'encan au moment même où l'on voit apparaître les fonds souverains ( chez les autres, bien sûr !), tout cela est normal, dicté par le libéralisme, l'"Europe", la mondialisation etc. et n'a pas besoin d'être sérieusement réformé. Et servir les lobbies en leur procurant à bas prix les dépouilles du secteur public ou en en faisant évoluer la législation en fonction de leurs intérêts (cf. ce qui se passe actuellement à propose de la télévision publique), c'est "normal" aussi.
Par contre, que les salariés perdent doublement en pouvoir d'achat (au niveau des prix et du revenu net), que tous les prétextes soient bons pour ne pas injecter de supplément de revenu dans l'économie, c'est "normal". Que les catégories sociales les moins favorisées soient celles qui prennent proportionnellement le plus de risques financiers (épargne et retraite placées en Bourse, souvent à l'insu des titulaires. Quid si un crash se produit ?). Que bien des grandes entreprises privatisées aient tendance à chercher prioritairement à faire disparaître de leurs rangs le personnel à statut, sans égard à la qualité de service ou à la permanence d'un service public datant parfois de Rois qui n'étaient pas des idiots, peu importe. Que l'on ait totalement perdu de vue la nécessité d'aider les PME, non seulement en paroles mais en actions, en cessant de désavantager aussi bien leurs patrons que leurs salariés en termes d'imposition, de droits sociaux, de responsabilité, ce n'est pas grave.
Or, on ne peut résoudre des problèmes complexes sans mobiliser les acteurs et c'est impossible si on les méprise et les vilipende.
Elle est incohérente parce qu'elle néglige absolument une conséquence de plus en plus évident de la mondialisation ou plutôt parce qu'elle tire les mauvaises conclusions de celle-ci. Ce fait, c'est que les pays souverains ou qui prétendent le rester, ne doivent à aucun prix abandonner la maîtrise de leur politique globale. Il va bien falloir un jour comprendre que ceux de nos partenaires européens qui n'ont pas les mêmes responsabilités stratégiques ou culturelles que nous, poussent efficacement à une forme de prise en compte de la mondialisation ( l'exaltation officielle de la concurrence et la chasse aux structures économiques publiques) qui n'avantage que les nations vivant principalement des échanges, c'est-à-dire eux-mêmes. Et lorsque le général de Gaulle parlait de l'Europe des Marchands, il n'avait pas tort. Or, si l'Europe des Marchands n'est pas une mauvaise chose en soi, elle ne saurait se substituer à tout. Venise a mal fini.
Quant aux autres, dès qu'il s'agit de leurs atouts stratégiques (place de Londres pour les Britanniques, Ostpolitik pour les Allemands ou relations avec l'Amérique Latine pour les Espagnols ou les Portugais), ils raisonnent différemment. Notre politique extérieure consiste actuellement, en gros, à jouer les Matamores pour le roi de Prusse (lisez, les Etats-Unis) tout en cherchant à nous exonérer de règles (fiscales ou budgétaires) auxquelles nous avons étourdiment souscrit. Pendant ce temps, nous continuons à dépenser beaucoup d'argent pour un arsenal de défense dont l'"Europe" atlantiste ne veut pas payer le prix* et à sacrifier des intérêts de fond à des avantages fugaces de communication. Elle a des implications économiques catastrophiques. Or l'économie, et c'est là que réside le piège, n'est nullement indépendante de la politique extérieure, surtout pour des nations qui comme la nôtre n'ont pas de marché captif comparable à celui des Etats-Unis, de la Russie ou même de l'Allemagne ou de l'Espagne d'aujourd'hui si l'on y inclut leurs prés carrés économiques respectifs.
L'idée qu'on peut inciter par n'importe quel moyen le consommateur à dépenser n'importe quoi et particulièrement des produits non durables importés alors que pour beaucoup les salaires couvrent très difiicilement le nécessaire (logement, coût de la mobilité des ménages et dépenses courantes) est aberrante car c'est ajouter une "bulle" commerciale à une "bulle" financière déjà fragile, donc multiplier les risques. Fonder un développement économique sur le développement de la consommation de produits d'une utilité sociale discutable, écologiquement critiquables et importés pour l'essentiel de pays d'Extrême-Orient ou à bas coûts de main d'oeuvre est incohérent avec des objectifs sociaux, si tant est que les Sarkozystes en aient. C'est, de plus, extrêmement dangereux parce que c'est contraire au développement durable de l'économie indigène. Enfin, la politique d'appui aux entreprises reste totalement désaxée : au lieu de soutenir et de développer le tissu des PME, elle est basée sur une vision étatiste : on récompense les "bons" comportements, de façon d'ailleurs paradoxale pour des gens qui se prétendent libéraux. Pour autant, le développement des PME, qui représentent une carte maîtresse de l'avenir économique, n'est pas assuré faute de mesures spécifiques.
Le blocage de l'immigration travailleuse, promis par populisme, a dû être revu quand il s'est avéré que les restaurants branchés aussi bien que les entreprises du BTP ne pouvaient vivre sans elle et que toute cette gesticulation n'avait servi..qu'à créer un ministère de plus. L'incohérence se niche partout et le résultat c'est que personne n'y comprend plus rien : les agents du service public se sentent incompris et méprisés, les chefs d'entreprise (les vrais) se demandent depuis des années pourquoi on ne répond pas aux vraies questions, les grands groupes attendent de vraies diretives et un vrai professionnalisme dans notre politique internationale et les salariés constatent que l'ascenseur social est en panne, voire redescend. Conclusion : ce n'est pas la troupe qui est en cause, ce sont les chefs !
Elle est dépassée parce qu'elle se fonde sur une vision de la société qui date terriblement et sent les vieux poncifs de la droite : le peuple ne travaille pas assez et demande trop de sous, on persécute les actionnaires et les patrons et on les démotive, la relance doit se faire par la consommation donc par la dépense du revenu et le découragement de l'épargne (cf. les récentes mesures de déblocage de l'intéressement). C'est la version 2008 du fameux "s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !".
Or, aujourd'hui, aux Etats-Unis comme ailleurs, l' heure est à la révision des concepts libéraux, à l'harmonisation et non à l'opposition privé-public (les uns réhabilitant les notions d'intérêt général, les autres modernisant leur gestion), à l'entreprise citoyenne, à la reprise en main des marchés financiers et de matières premières qui passe bien évidemment par la nécessité de politiques globales. Ce sont même les états qui se proclament le plus libéraux qui utilisent les moyens de l'intervention publique. Et la police de la concurrence ou des abus sociaux est autrement plus sérieuse que dans la France sarkozienne.
Or, si la France veut peser dans le jeu, elle doit redevenir politiquement performante. "Bruxelles", à qui l'on a jeté en pâture le scandaleux enterrement du referendum "européen" (mépriser la volonté clairement exprimée du peuple ne restera pas impuni), ne sert que de faire-valoir : on s'appuie sur la philosophie officielle de l'Union pour étrangler le service public ou les professions stratégiques (métiers de la mer, petite agriculture, métiers de la qualité). A l'inverse, on l'utilise pour récompenser les gros ( cf. notre politique de défense où nous laissons les grands groupes français imposer la politique de leurs dirigeants et non celle de la nation actionnaire) voire des intérêts apatrides (cf. le traitement de l'affaire des OGM, la politique de santé ).
Elle est, enfin, inefficace. Tirer les mauvaises conclusions de la mondialisation, c'est prétendre faire monter le ballon en attendant d'hypothétiques ascendances et en jetant des sacs de lest par-dessus bord alors qu'il a une ou plutôt des fuites. Que voit-on ? Le revenu réel diminue. Or, et ce n'est qu'un exemple, la "solution" du problème des retraites (qui ne peut clairement résulter que d'une augmentation des cotisations nourrie par une augmentation dudit revenu réel et d'une incitation à l'investissement privé que sous-tend la sécurisation du logement des vieux jours) s'éloigne donc au lieu de se rapprocher. Réponse du gouvernement : on continue à poursuivre le mythe du "travailler plus pour gagner plus", on cherche à vider des bas de laine amaigris, on cherche n'importe quel expédient statistique pour masquer la réalité en matière de prix ou d'emploi. Mais le cheval fourbu ne répond pas, le déficit budgétaire ne bouge pas voire s'aggrave car les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Tout cela nous invite à penser, avec toujours plus d'analystes de tous bords, que le remix des Chicago Boys et de berlusconisme que l'on nous sert n'est vraiment pas la bonne solution (à suivre).
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* La politique sarkozyste atteint le fond de l'incohérence quand elle déforce d'avance toute négociation sur notre apport stratégique à l'Union Européenne... en appuyant le point de vue américain pour des raisons de politique communicationnelle à court terme ! En d'autres termes, on dépense beaucoup d'argent à actualiser un système d'armes stratégique en crédibilisant nous-mêmes par un flirt appuyé avec Bush le parapluie OTAN dont la vocation est aujourd'hui prncipalement de soutenir la crédibilité du dollar US plus qu'il n'a d'efficacité militaire.
2 juin 2008 dansreflexions - Economie et entreprises | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

