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On Y va (II)...durablement !
"On y va" et deux fois plutôt qu'une, parce que c'est un nouveau défi, qu'il en vaut la peine et que nous avons le devoir de le relever. Mais, dans un contexte général de décentralisation, la gestion d'une ville n'a parfois qu'un lointain rapport avec l' application des recettes proposées au niveau national. Elle doit aussi tenir compte du contexte local et de ses données géographiques, historiques, économiques, psychologiques...et politiques.
A l'équipe des élus d'assurer les arbitrages : entre le conservatisme absolu (ne rien changer à rien et chercher à empêcher les autres de faire quoi que ce soit) et l'activisme vibrionnaire (faire pour faire et dans tous les sens pour satisfaire un besoin d'exister); entre brider l'égoïsme fondamentaliste plus ou moins avoué et faire droit au légitime désir de jouir d'un environnement parfois chèrement acquis au prix d'années de travail; entre assurer l'avenir des enfants ou des seniors et le présent des adultes; entre construire la nécessaire intégration à un ensemble plus vaste ( la communauté d'agglomération et peut-être demain une communauté urbaine) et défendre une authentique culture locale, indispensable au bien-être de tous; et entre bien d'autres choix encore..En vérité, le chemin est étroit et la route parfois sinueuse. Mais ces arbitrages permanents font à la fois la grandeur et la servitude du métier des élus locaux, astreints à une obligation de résultats sans que ces résultats soient, d'ailleurs, toujours reconnus lorsqu'ils existent, principalement parce que le temps doit d'abord faire son oeuvre.
Dans cette démarche, la recherche du développement durable est un excellent trait d'union et aussi un bon guide. L'idée est en elle-même très simple : bien faire et durablement, pour éviter le gaspillage des énergies naturelles mais aussi des énergies humaines. Construire pour durer, envisager à moyen terme les conséquences de tout projet, fabriquer en quelque sorte de l' harmonie.
Faisons donc le point sur nos réalisations et nos projets dans ce domaine, et nous verrons bien si Chaville s'en tire, dans ce domaine aussi, honorablement. Et en complément, il y aura naturellement le sujet des espaces verts, à propos duquel quelques fables sont parfois colportées, tout comme à propos du patrimoine communal d'ailleurs. Cui prodest, comme on dit...
A Chaville, le développement durable se décline -pour l'instant- suivant trois grands domaines d'intervention (Environnement, Social et Economique) avec deux acteurs principaux ( la Ville et Arc-de-Seine qui s'est donné la compétence "environnement").
Un certain nombre d'actions simples ont constitué la base de notre action en matière d'environnement :
Le passage systématique au gaz pour les chaudières fatiguées des équipements publics car le gaz émet, à consommation constante, 30% de gaz à effet de serre de moins que le fuel. Actualisation des contrats gaz, surveillance des consommations avec alerte, installation progressive de sondes intérieures et de compteurs calorifiques de bâtiments sont à l'ordre du jour.
La mise en place d'éclairage basse consommation dans les bâtiments publics a elle aussi des répercussions favorables sur les émissions de gaz mais elle est aussi plus économique. Des techniques d'asservissement et l'équipement "pensé" des nouveaux bâiments sont à l'étude.
Le remplacement des fenêtre anciennes par des fenêtres à double vitrage et rupteurs de ponts thermiques avance depuis dix ans (270 fenêtres remplacées) et bien entendu le futur centre ville permettra de nouvelles avancées. Dans les bâtiments scolaires, par exemple, la lutte contre le bruit est essentielle, tout comme la réalisation d'économies alors que les bâtiments vieillots "chauffent le quartier" depuis des années.
Côté véhicules de service, un gros effort a été fait avec l'acquisition de 6 véhicules électriques (sur 47 au total) qui deviennent de plus en plus fiables. Si l' Etat, pour qui la fiscalité sur les produits pétroliers est essentielle, ne faisait pas preuve d'une remarquable inertie avec la complicité des constructeurs français, on pourrait faire beaucoup plus et mieux dans ce domaine. Quel est en effet la famille chavilloise dont le deuxième (ou le troisième) véhicule fait plus de 80 km par jour ? Et pourquoi ne pourrait-on pas mettre à la disposition des para-médicaux des véhicules de service électriques pour leurs visites..si une subvention adéquate venait en couvrir le surcoût.
En 1973, une chaufferie urbaine avait été créée à Chaville pour desservir la zone dite de rénovation urbaine mais elle n'était utilisée qu'à 40%, plusieurs promoteurs ayant pu s'affranchir de s'y connecter. Le 1er novembre 2004, elle était transformée en centrale de cogénération au milieu d'un jardin totalement rénové derrière la Résidence Albert 1er. Le rendement est bien meilleur qu'avec le système précédent et permet d'intéressantes économies tant aux utilisateurs privés (qui bénéficient d'un crédit d'impôt) qu'institutionnels. Et en plus, c'est autant d'électricité d'origine nucléaire fabriquée en moins..et moins de CO2 avec le gaz !
Dès cette année, un panneau photovoltaïque est mis en place sur le toit de l'Atrium de Chaville, dans un but à la fois pédagogique et écologique (diminution des émissions de gaz). L'énergie produite est revendue à EDF et cette réalisation, exemplaire, ouvrira la voie à de nouveaux équipements.
La Charte Environnementale du Centre Ville préfigure celle qui accompagnera, pour la ville tout entière un futur PLU, successeur de l'actuel POS approuvé. La création du Centre Ville telle que nous le mettons en place est en elle-même du développement durable puisqu'elle est en quelque sorte historique dans une ville "a-centrique" depuis le Xème siècle (!). Elle va en effet comporter des éléments structurants et durables. L'espace et les constructions s'y organiseront en effet autour d'une large perspective verte, fort trait d'union entre nos deux massifs forestiers et qui brisera la coupure de la ville par la RD 910. Les bâtiments publics, modernes et adaptés, s'inscriront dans le paysage en se répondant les uns aux autres comme le Collège et la résidence Beausoleil ou les constructions autour de l'Ecole Familiale, qui présente un certain caractère et restera un témoin visible du passé chavillois. Les jeunes y apprendront, dès le départ, les comportements citoyens du XXIème siècle par leur seul environnement de jeux ou de travail. Mais tout cela se fera, en plus, sous l'égide d'une charte imposée, sous le signe général de l'Eau) par la Ville aux constructeurs par l'intermédiaire de l'aménageur public (voir note à suivre "Les compléments DD", 1).
Chaville est riche et d'ailleurs de plus en plus riche ( voir note à suivre "Les compléments DD", 2) en espaces verts. Mais il faut, précisément pour cela, limiter la consommation en eau de ces espaces. L'arrosage automatique, l'utilisation préférentielle de certaines plantes (graminées), le paillage des massifs et le toilage des talus, l'absence d'arrosage des rosiers ou massifs arbustifs y concourent. Ce n'est pas pour rien que notre service Espaces Verts a, en douze ans, atteint une incontestable notoriété et obtenu 3 étoiles régionales.
Mais il y a aussi les traitements phytosanitaires raisonnés. Et même si les vieux réflexes réapparaissent de temps en temps, la conscientisation du personnel dans le domaine de l'utilisation des pesticides/herbicides a énormément évolué, au bénéfice de l'environnement. il s'agit en particulier de lutter pour le maintien de la biodiversité auquel l'action menée à l'initiative d' Ursine Nature pour la batraciens de l'Ursine a contribué. En Centre Ville, l'aménagement de 7 000 m2 d'espaces verts y contribuera également avec l'installation de nouvelles essences et très probablement d' espaces de lagunage. Tout récemment, un rucher géré par une association d'apiculteurs a été installé près des vignes de l'Académie des beaux-Arts et le premier miel chavillois y est produit.
L'eau toujours, avec la récupération des eaux de pluie sur les bâtiments des espaces verts et du centre technique ; c'est simple, mais encore fallait-il le faire et c'est complémentaire avec l'arrosage ! Bien sûr, ces actions seront systématiques en Centre Ville.
Avec Arc-de-Seine, c'est la gestion des déchets verts qui a elle aussi beaucoup évolué. De nombreuses techniques sont pratiquées depuis des années : plate-forme de compostage, recyclage des déchets d'élagage, mulching, conservation d'espaces non tondus, utilisation de pots bio-dégradables, distribution de composteurs aux particuliers. Parallèlement, une part importante de la charge financière a été transférée à l'agglomération.
Mais le développement durable ce n'est pas seulement l'environnement. C'est aussi le fonctionnement global de la société, en particulier au plan social. De plus en plus, espérons-le, l'idée d'actions utiles et pérennes, grandes et petites, s'imposera dans ce domaine.
Ainsi, Chaville a été l'une des première communes à généraliser les lignes Pedibus permettant de conduire à pied, en toute sécurité, les enfants à l'école avec le concours des parents d'élèves. On évite ainsi les déplacements inutiles en voiture, on éduque les enfants dans le même sens et on crée une solidarité de plus dans la communauté éducative.
2001 a marqué la mise en place, volontaire dans le cas de Chaville, d'un Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. Avec un partenariat extrêmemnt large, 30 actions ont été menées depuis, faisant de Chaville l'une des villes les plus sûres du département mais en insistant sur les actions de prévention, axées principalement sur le sport. La sécurité passive et active, liée aux réaménagements de nombreux secteurs, n'est pour auatnt pas absente ainsi qu'en témoigne l'issue du récent vol du monument arménien.
Le Point d'accès au Droit, mis en place en 2003, procède du même esprit : permettre aux Chavillois de mieux connaître leurs droits et devoirs de citoyens et les aider dans l'accomplissement de leurs démarches. C'est à la fois un enjeu de responsabilisation, de solidarité et de régulation sociale.
Dans un autre ordres d'idées mais toujours avec une approche responsabilisante, la limitation des nuisances dues aux chiens a fait l'objet d'une approche assez originale. Plutôt que de se livrer comme ailleurs à une "chasse aux crottes" coûteuse, généralement inefficace et erronée dans son principe car elle justifie la nuisance, nous avons préféré recruter dès 2000 un médiateur canin participant, en liaison avec les actions de nettoyage depuis 2006, à l'éducation des maîtres d'animaux. Et s'il faut beaucoup de temps pour arriver à juguler certains comportements, on peut dire que cette action est relativement efficace à Chaville, en tous davantage que d'autres méthodes.
Il est également fait appel aux citoyens dans le cadre de la réserve communale de sécurité civile, mise en place dès 2006. Chaville est d'ailleurs l'une des deux villes du département retenues pour un exercice d'alerte aviaire. Le lancement des assemblées de quartier et du Conseil de la Vie Locale ont suivi en 2007. Ces deux institutions ont bien entendu pour fonction de permettre aux citoyens, les unes d'exprimer librement leurs initiatives concrètes pour leur espace de vie et l'autre, par l'intermédiaire du corps associatif, de proposer aux responsables municipaux une vision du devenir de la ville.
Sociale toujours, la mise en place de la carte famille, succédant au système des quotients familiaux, a permis de recentrer sur l'effort familial d'éducation l'effet de la solidarité, de simplifier et de moderniser les conditions d'octroi, de faciliter l'accès les jeunes Chavillois à la culture et au sport. 37% des familles chavilloises sont aujourd'hui concernées. Mais l'accompagnement de projets individuels continue à compléter cette carte, qu'il s'agit de citoyens en situation sociale fragilisée ou de jeunes désirant exprimer leur esprit d'entreprise ou d'aventure.
La solidarité, c'est aussi la santé pour tous. A l'heure où l'obésité devient un fléau dans tous les pays riches* dont la consommation est sans cesse fouettée par le libéralisme économique, il est indispensable que le service public assure une mission de prévention contre des risques auxquels les familles titulaires de faibles revenus qui sont souvent les plus exposées. Chaville participe de façon exemplaire au programme PNNS** par l'éducation à une nutrition saine, la surveillance de la qualité des repas dans les cantines, le développement des activités sportives, le soutien et le relais des actions associatives.
Dans un autre ordre d'idées, Chaville participe au recentrage et au développement du nouvel Hôpital des Quatre Villes, issu du regroupement du CHI Jean Rostand ("Hôpital de Sèvres") et du Centre Hospitalier de Saint-Cloud. Ce type de regroupement, accompagné de la modernisation de certaines habitudes de travail, d'une meilleure prise en compte des besoins de la population et d'une communication adaptée, est indispensable au maintien et à l'expansion de la médecine publique, surtout locale. Ainsi que le prouve l'exemple de l'AP/HP, ce n'est en effet qu'avec une "masse de manoeuvre" suffisante que celle-ci peut faire face à une double difficulté : l'attitude de sa propre tutelle ( l'Etat et ses services) face à des problèmes évidents et la concurrence grandissante mais faussée d'un secteur privé qui ne travaille pas avec les mêmes règles...ni tout-à-fait les mêmes objectifs.
Le vieillissement de la population est, en France comme en Europe, une tendance lourde qui pose de multiples problèmes et qui doit être anticipée, au plan local comme au plan national. Dans le cadre communal comme dans le cadre intercommunal, Chaville réagit sur l'ensemble de cette problématique complexe. Tout d'abord, en développant et favorisant le maintien à domicile des personnes âgées : création d'une coordination gérontologique intercommunale (CLIC) ; développement de la capacité du SSIAD de 20 à 40 et bientôt à 60 lits ; mise en place de nouveaux services à domicile et modernisation des prestations existantes ; transports de proximité (le Proxibus, un grand succès). Le plan canicule est complété par d'autres prestations concernant la sécurité, les loisirs ou tout simplement la prévention de la solitude. Mais il y a aussi la restitution et le développement des capacités d'accueil résidentiel avec la reconstruction de la Résidence Jean Rostand, la création de la Résidence Beausoleil et de nouveaux projets concernant les revenus les plus modestes. Quant aux "Synoplies", fermées à la suite d'une inspection médicale de la DDASS qui a mis en évidence des formes de maltraitance, le maire, devant l'inertie persistante de la société d'HLM propriétaire de l'immeuble, a demandé au Préfet des Hauts-de-Seine la réquisition du bâtiment. Nous avons pris nos responsabilités vis-à-vis des résidants et des familles, que l'Etat prenne les siennes !
Le handicap est lui aussi un axe majeur du développement durable. Si les législations destinées en principe à combattre les effets du handicap ont parfois des effets pervers, cette cause avance cependant, mais pas aussi vite qu'on le voudrait. Outre la signature de la Charte Ville-Handicap, nous avons travaillé sur l'accueil, l'information, l'orientation. Nous poursuivons la mise en place de services à domicile et la facilitation des transports, sur les logements adaptés et aussi sur le handisport. L'intégration des enfants handicapés, le soutien aux associations comme l'APEI et l'aménagement des accès et de la voirie sont également des thèmes forts de ce combat qui est loin d'être terminé.
Avec le logement, nous "bouclons" avec l'urbanisme. Contrairement à ce qui s'écrit ici ou là sur la base de purs procès d'intention, l'urbanisme chavillois est aujourd'hui encadré, de qualité, sous contrôle et il est bien dans l'esprit du développement durable. Favoriser en permanence l'accès de tous les Chavillois à un logement adapté à leurs besoins et l'insertion par le logement, prévenir les expulsions locatives inutiles ou injustifiées, lutter contre l'habitat indigne toujours menaçant, c'est en effet l'essence même du développement durable en matière sociale. Mais il s'agit aussi de favoriser l'accession, en particulier pour les jeunes ménages ou en vue de la retraite et -pourquoi pas- un investissement de qualité dans un environnement que l'on apprécie. Enfin, il y a aussi le logement spécialisé pour les seniors, le handicap, les jeunes travailleurs, étudiants ou lycéens. Le tout, dans une "petite" ville où l'espace est chiche et cher, et où nombreux sont encore ceux qui souhaitent que l'on construise pour eux ou pour leurs enfants..mais loin de chez eux ou qui voudraient, sous l'étendard commode de l'"environnement" ou du "patrimoine", ameuter la ville pour un ou deux étages en face de leur maison à eux !
Cet urbanisme, nous l'assumons totalement et nous ne pensons pas avoir de leçons à recevoir en matière de maintien et de valorisation du vrai patrimoine de la ville, d'autant plus que ceux qui se posent aujourd'hui en chevaliers blancs dans ce domaine sont restés étrangement silencieux quand d'autres, plus proches d'eux sans doute, laissèrent détruire le vrai patrimoine ( les châteaux de Chaville, l'ancienne église, les maisons de blanchisseurs ou le Val saint-OIaf) ... Nous, nous avons agi : nous avons assuré la remise en valeur de l'ancienne MJC et du 9 avenue Salengro, racheté l'ancienne école Gérard (ou familiale) pour en remettre le site en valeur, ainsi que l'ancienne Poste qui sera ravalée à l'ancienne. Nous avons restauré les pauvres restes du Val Saint-Olaf. Nous avons protégé le site de l'Académie, exposé avant 1998, faute de POS, à l'appétit du promoteur voisin. Nous avons lancé la campagne de ravalements sur l'avenue R.Salengro et proposé la charte des couleurs puis celle des commerces. Et bientôt se réaliseront des projets novateurs comme la reconstruction de l' ALJT "dans l'esprit" du château de Chaville ou celle du Puits Sans Vin (y compris ses figurines restaurées entretemps) avec un corps de bâtiment style "blanchisseurs" à claire-voies en bois. Et, dans la même logique, la maison Prodhomme tout comme la façade de la "maison des Lierres" et celle côté cour de Paul Bert seront suivant les cas reconstituées ou valorisées, le moment venu, dans leur nouvel environnement. Défendre le patrimoine dans le cadre du développement durable, ce n'est pas couvrir du voile d'une noble cause et du brouillard de fausses "nouvelles de demain" la velléité constante de tout paralyser voire de faire prévaloir des intérêts particuliers sur l'intérêt général. C'est savoir, tout en mettant en oeuvre avec exigence des évolutions indispensables et utiles à tous, conserver et valoriser ce qui le mérite vraiment.
Le défi, nous y avons globalement répondu. Logement social équilibré, accession de qualité et bien insérée dans les sites, diversification de l'offre ( PLA+, PLS, 1%). Et si les projets d'accession se raréfient faute d'espace disponible (en zone urbaine, il faut nécessairement aujourd'hui reconstruire la Ville sur la Ville), l'avenir résidentiel des personnes âgées aux revenus modestes nous intéresse et l'accession sociale aussi. L'amélioration de la gestion immobilière de l'OPIEVOY est elle aussi un objectif, ô combien difficile à obtenir ! Quant à la demande sociale, toujours explosive, elle exige maintenant une révision des mécanismes nationaux et moins d'égoïsme de la part d'autres communes de la région car, tout en donnant l'exemple, Chaville ne peut ni ne doit tenter de se substituer à elles.
Le sport est également un article du développement durable car il concourt à la baisse de l'incivilité et des interventions techniques qui s'y rattachent. Il contribue réellement à la mixité sociale et à combler le déficit éducatif, il facilite l'éducation en famille. Surtout, Il redonne un espoir à des jeunes en deshérence ou en difficulté, quel que soit d'ailleurs leur environnement social et leur rouvre la porte de l'avenir. En recrutant de véritables éducateurs de haut niveau dans les sports pugilistiques mais aussi en favorisant l'insertion dans l'ensemble des clubs, des résultats concrets ont été rapidement obtenus, en liaison avec les autres services de la ville et le club de prévention. L'ouverture du complexe sportif du Doisu parachèvera ce travail de terrain et apportera un nouveau plus à un Chaville uni dans le sport.
Troisième volet du développement durable à Chaville : animer une dynamique de développement selon des modes de production et de consommation responsables.
Il s'agit d'abord de faire en sorte que chacun, à son niveau, agisse pour le développement durable. Depuis 2005, la Ville s'est particulièrement adressée aux enfants des centres PEGASE (centres éducatifs de loisirs) au travers d'un projet éducatif à long terme utilsant une pédagogie ludique avec une intervenante spécialisée. De son côté, Arc-de-Seine a mis en place un Relais Info Energie qui informe gratuitement - et avec des permanences locales- les citoyens sur les économies d'énergie, les énergies renouvelables et les aides financières. Le rôle de la Maison de la Nature, installée en 2003 à Meudon, est également accentué dans ce domaine comme dans la valorisation de la biodiversité.
Parallèlement, ville et communauté d'agglomération sensibilisent leurs agents au développement durable : gestion de la lumière, de l'eau, du papier et des machines, élaboration d'un guide de l'agent éco-responsable. Dans le cadre des compétences de la ville ( qui a dès 2000 mis en place le tri sélectif) et à partir de 2003 de l'agglomération, des actions plus lourdes sont menées au plan opérationnel.
et sous pilotage Arc-de-Seine..
Ainsi, dès fin 2007, un audit de l' éclairage urbain *** sera terminé, préludant à un ensemble de mesures visant à réduire de 30% les consommations énergétiques. Pour les déchets ménagers et assimilés, la gestion s'optimise progressivement au travers de difficultés diverses ( changements d'habitude, gestion des prestataires extérieurs, contexte de la consommation ) mais avec un bilan global intéressant. De nouvelles collectes sont mises en place, l'information s'améliore, des évaluations régulières permettent de contrôler les résultats. Les transports font également l'objet d'un effort tout particulier, dans un contexte où la rigidité réglementaire propre à la région parisienne ne joue pas toujours en faveur de la qualité. Et aujourd'hui, les nouveaux véhicules du nouveau prestataire Chavilbus ( CSTA, groupe Kéolis) étaient présentés..et le confort général des usagers aura été, à de multiples points de vue, amélioré. Enfin, dans le domaine de l'emploi, la mise en place de la Maison de l'Emploi de l'Arc-de-Seine avec une antenne chavilloise, apportera progressivement un niveau de professionnalisme jamais atteint dans ce domaine. Ici aussi, ce n'est que le dévouement des personnels et l'obstination des élus qui permettent, à l'arrivée d'obtenir des résultats.
Tout ceci est long à lire bien sûr et peut-être un peu fastidieux. Mais ce qui compte, c'est ce qui est réalisé et il fallait du temps pour le dire..ou l'écrire. Tout n'est pas encore parfait, loin de là mais on avance et depuis 1995, bien du chemin a déjà été parcouru...et dans les cartons il y a plein d'autres choses à faire, utiles à la société du développement durable qui est ou devrait aujourd'hui être la nôtre. A une prochaine fois, pour quelques compléments d'information et aussi pour d'autres sujets qui intéressent chacun, au quotidien.
Bonnes vacances à celles ou ceux qui partent..ou qui restent au Chaville de l'été !
* En augmentation constante : 7 à 10% des adultes, 10 à 12,5% des enfants de 5 à 12 ans..
** Plan National Nutrition Santé
*** L'éclairage public représente 45% de la consommation d'électricité des communes, 37% de leurs dépenses d'électricité et 20% de leur budget énergie.
19 juillet 2007 dansreflexions - Territoires | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack






