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2008 : on y va !

Question politique, les Français auront été gâtés en 2007 et 2008 ! Après les élections présidentielles, les élections législatives. Et après une petite pause vacances, ce sont les élections municipales qui pointeront à l'horizon : on se rapproche de plus en plus du terrain !

Pour changer d'échelle, les choix n'en sont pas moins importants. Mais si les enjeux de la vie quotidienne comme ceux de l'avenir de la collectivité locale sont bien sûrs liés à la politique nationale, les critères de décision sont différents. Le facteur humain devient essentiel voire prédominant, le rôle des étiquettes de partis et de l'envahissant marketing politique se tempère. Le citoyen doit juger d'enjeux qui ne sont pas forcément plus simples mais qui sont, pour beaucoup d'entre eux, plus visibles. Il s'attachera, le jour venu, à apprécier un bilan, à estimer la qualité et la cohésion d'une équipe, enfin à jauger la pertinence d'un programme.

De leur côté, les responsables locaux doivent, à l'approche des échéances qui détermineront de la poursuite éventuelle de leur mandat, faire en quelque sorte leur examen de conscience. Ont-ils été fidèles à leurs engagements, ont-ils obtenu des résultats et apporté à leurs concitoyens le "plus" qu'ils attendaient dans leur vie quotidienne et pour leur avenir et celui de leur famille ? Ont-ils su s'entourer et diriger leurs équipes avec respect ? Ont-ils été d'abord à l'écoute, non de leurs idées personnelles ou de celles de leur parti mais des aspirations légitimes de la collectivité ? Ont-ils su garder le dynamisme, la créativité, l'équilibre, l'énergie nécessaires au difficile métier d'élu local ? Enfin et surtout peut-être, ont-ils encore l'envie qui est la base de l'action ?

Et comment cela va-t-il se passer à Chaville en mars prochain, dans une ville qui depuis douze ans vote à droite aux élections dites "politiques" (présidentielles ou législatives) et à gauche aux élections locales (cantonales et municipales) ?

En accédant à la mairie en 1995, après quelque 25 ans de gestion UDF/RPR, l'équipe d'union voulait d'abord montrer son attachement à la démocratie et travailler pour tous les Chavillois. Elle voulait aussi démontrer qu'on pouvait avoir une véritable vision d'ensemble de la ville. Une vision sociale, moderne, équilibrée mais aussi créative, humaine, futuriste même sous certains aspects. Un puzzle qui se met en place progressivement, même si au début on en distingue mal la logique.

Avoir une vision d'ensemble de la ville, c'est d'abord pratiquer un urbanisme de qualité. Avant 1998 -car il faut 3 ans pour mettre en place un POS- l'urbanisme vivait à Chaville en appliquant les règles -minimalistes- du Règlement National d'Urbanisme. Résultats : l'absence de centre ville organisé, le mitage inextricable d'immeubles hétéroclites le long des grands axes qui sectionnent le tissu urbain (ex-RN 10, Chaville-Vélizy, Pavé des Gardes), la prolifération d'immeubles élevés près des forêts et la spéculation foncière en général, y compris sur des espaces communaux, verts ou non. L'urbanisme à la serpe et au kilo des années 60/70 a aussi sévi à Chaville, provoquant divers problèmes : l'éparpillement des commerces, nuisible à leur pérennité ; l'ancrage de tranchées urbaines aujourd'hui inutiles sauf une heure chaque matin ; le caractère massif de la zone dite de rénovation, générateur de difficultés dont seule une action tenace dans le temps permet de venir à bout tels que l' apaisement et la requalification nécessaires - et bien avancés- au quartier du Doisu. Quant à l'implantation de l'Atrium, plus récente, elle s'est faite, pour des raisons essentiellement financières (co-développement avec un aménageur-promoteur), en un lieu qui ne pouvait pas devenir le Centre Ville.

Notre stratégie a été, et elle reste, de remettre les choses à leur bonne place, de rétablir l'équilibre urbain.

Redonner ou plutôt donner un centre à Chaville, une ville attestée depuis le Xème siècle mais qui n'a jamais eu de centralité, était indispensable. Cette opération, risquée au plan politique car changer est toujours plus difficile que de ne rien faire, a été longuement concertée, pesée, étudiée afin de construire un projet de synthèse qui poursuit simultanément plusieurs objectifs : dynamiser la ville dans le cadre du développement durable, créer entre nos deux forêts un trait d'union vert au travers de l'avenue Salengro, affirmer un espace de vie et de convivialité dont Chaville manque cruellement et au global, conforter l'image de Chaville, Porte verte de Paris. Le tout, dans la sécurité financière car, contrairement à la construction de bâtiments de prestige, on est ici dans un développement qui s'autofinance très largement par la revente de charges foncières, quoique la densification y reste parfaitement raisonnable et qui ne génère pas de coûts itératifs. Pour une fois, le prix élevé du foncier dans notre zone jouera dans le bon sens car la ville est déjà très largement propriétaire des emprises et elle pourra récupérer sa mise sans avoir dû demander au contribuable d'effort supplémentaire.

Mais l'urbanisme chavillois ne se réduit pas au centre ville, loin de là. Il s'agit aussi de réduire progressivement le côté "tranchée" de la RD 910 qui, à juste titre, a choqué et choque encore des générations de Chavillois. Nous avons une autre préoccupation, tout ausi importante : protéger le caractère des zones d'habitat résidentiel au travers de la qualité des constructions réalisées, du maillage étroit mais non rigide du POS et bientôt du PLU qui viendra s'y substituer, d'une trame d'espaces verts, d'oeuvres artistiques et de circulations douces.

Ici, un vrai débat  existe. Ce travail à caractère patrimonial, progressif mais indiscutable aux yeux de ceux qui habitent Chaville depuis longtemps, est difficile. Il ne saurait en effet s'assimiler à la volonté de maintenir par principe, de façon irraisonnée et avec des motivations pas toujours très claires (ou parfois trop claires..), tout ce qui existe. Un bâtiment n'est pas nécessairement de qualité ou utile à la ville parce qu'il est plus ou moins vieux. Un bâtiment neuf n'est pas forcément une mauvaise chose parce que son élévation déplaît au voisin. Mais si l'on regarde objectivement les choses, on constate que les rares constructions modernes réalisées depuis 1998 en milieu résidentiel s'y sont bien intégrées et en général le valorisent. Inversement, de nombreux bâtiments-témoins ont pu être conservés dans de bonnes conditions : ne confondons pas "résidentiel" et "pavillonnaire" ni patrimoine et bâtiments périmés et sans réelle valeur patrimoniale (matériaux, situation, architecture, originalité).

Une autre articulation essentielle de l'urbanisme est le développement durable, même si celui-ci a un champ encore plus large. Et depuis des années, celui-ci a été de la part de la municipalité non seulement l'objet d'une réflexion mais celui d'une pratique constante. Du tri sélectif à la cogénération, de la qualité des constructions à la réutilisation des bâtiments, des toitures végétalisées à l'énergie photovoltaïque, de la Maison de la Nature à la charte "développement durable" du Centre Ville, nous agissons et continuerons à le faire, avec nos moyens et ceux d'Arc-de-Seine.

Ainsi, en abordant le seul sujet de l'urbanisme, et encore superficiellement, nous en arrivons à une conclusion simple : un travail de fond a été entrepris, en union avec les élus bien sûr mais aussi avec les personnels de la ville et de la communauté d'agglomération. pour que Chaville trouve l'équilibre urbain qu'elle mérite et qu'elle n'a jamais eu, tout en confortant les caractéristiques qui en font un lieu de vie privilégié et en tous cas recherché : environnement vert, qualité des transports, mixité sociale et calme.

Ce constat est éloquent. Comment dès lors se dérober à notre responsabilité et ne pas souhaiter mener à bien ce qui a été commencé et porte de premiers fruits ? Comment ne pas vous dire, chers Chavillois, que nous vous demanderons bientôt, à nouveau, de nous faire confiance ? C'est clair : en mars 2008, je vous proposerai de conduire une nouvelle équipe, dans l'esprit d'unité et de progrès constant qui a toujours présidé à notre travail.

Et dans de prochaines notes, nous examinerons le travail réalisé dans d'autres domaines de la vie urbaine, comme la mise en oeuvre de la solidarité, la construction de l'éducation et de la prévention sociale, le travail pour la santé, le grand âge ou le handicap, le sport et la culture ou les finances et l'intercommunalité

24 juin 2007 dans reflexions - Politique | Permalink

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Voici les sites qui parlent de 2008 : on y va !:

Commentaires

PARIS, 4 juil 2007 (AFP) –
Des élus socialistes, dont plusieurs partisans de Ségolène Royal, ont décidé de se lancer sans attendre dans la rénovation du parti, estimant que le processus proposé par la direction "n'est pas à la hauteur de l'enjeu".
"Le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd'hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l'issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre", écrivent dans un communiqué plusieurs élus du parti, dont les députés Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Christian Paul, Patrick Bloche, Patricia Adam, Christophe Caresche, le maire de Bondy Gilbert Roger...
"Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d'idées floues, de vieilles recettes", ajoutent-ils, refusant "la tentation dominante" de l'immobilisme et défendant "une transformation profonde" du parti.
Pour eux, "le processus proposé par la direction n'est pas à la hauteur de l'enjeu": "réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002", il risque d'amener aux "mêmes funestes résultats" en 2012 qu'en 2007.
"C'est d'un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin", affirment-ils.
Pour ce faire, il faut que "tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d'y répondre".
"Il faut changer de méthode pour changer le fond", a précisé à l'AFP Gaëtan Gorce, qui craint que le parti n'organise qu'un débat "personnalisé et instrumentalisé par les luttes de clans". Et si la direction du parti ne lui "inspire pas confiance", il affirme qu'il ne s'agit en rien d'un procès de personne contre François Hollande, à qui il reproche d'être "la clef de voûte d'un système" qui n'a pas de capacité à "changer rapidement".

Signez la pétition pour commencer la rénovation MAINTENANT ! >>> http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---petition-pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html

Rédigé par: Luc Vesdun | 6 juil. 07 12:33:51

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