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Impressions : et si l’on parlait des hôpitaux ?
A Boulogne, à Sèvres, à Chaville, à Meudon, à Ville d’Avray, à Saint-Cloud, à Issy-les-Moulineaux et ailleurs dans notre Région, nous sommes tous concernés, entre autres par l’évolution de l’Hôpital de Saint-Cloud et du CHI Jean Rostand à Sèvres.
Ici aussi, la politique suivie par l’Etat en matière de secteur hospitalier public s’assimile davantage à une boucherie qu'une chirurgie qui serait devenue nécessaire. Peut-être, d’ailleurs, n’y a-t-il pas de politique du tout.
C’est à qui ne sera pas responsable, du cabinet du ministre aux autorités de tutelle en passant par l’Agence Régionale d'Hospitalisation et les services d’un ministère dont on a peine a s’imaginer qu’ils se parlent entre eux, les uns réduisant progressivement les budgets en termes réels et les autres générant des dépenses sans cesse accrues. L’application aveugle de règles administratives et de budgets sans rapport avec la réalité objective contraint les directeurs d’établissement à naviguer entre l’illégalité, la dissimulation, l’acceptation de situations déviantes du droit, les rapports de force avec d’autres établissements jugés temporairement plus vulnérables encore ou encore la suspension provisoire ou définitive de soins dont la population a besoin à un prix supportable par tous. L’inégalité dans l’évolution des rémunérations et des services règne entre les différents métiers du service hospitalier. Le principe d’une considération sociale identique pour tous reste souvent absent. Les conditions requises pour une évolution satisfaisante des carrières médicales comportent de nombreux effets pervers.
Quel que soit l’établissement et l’attitude de ses dirigeants opérationnels ou institutionnels, le bateau prend eau et ce qui reste d’équipage pompe furieusement pour le maintenir à flot, dans des conditions qui suscitent parfois l’admiration.
Que faire, en attendant qu’ « en-haut » on revienne à la raison et l’on commence à se rendre compte que ce n’est pas en fouettant la consommation de biens souvent inutiles et produits à l’étranger aux dépens d’indispensables dépenses de service public que l’on rendra les Français, tous les Français, plus heureux ?
Tout d’abord, il nous faut raison garder : il ne doit pas s’agir de diminuer le service public mais de le rationaliser. S’il faut absolument regrouper les activités, faisons-le de façon à la fois équilibrée et prospective, mettons les problèmes sur la table de façon ouverte et exécutons les engagements pris de façon rigoureuse.
Un pôle important de natalité et de néo-natalité peut se développer à Saint-Cloud. Il doit avoir pour contrepartie le développement de la médecine gériatrique et des soins de suite sur le site de Sèvres, en coordination avec la future Résidence Jean Rostand appelée à succéder à l’actuelle Maison de Retraite. Les « urgences » (UP) doivent être maintenues mais peut-être peut-on faire évoluer leur mode opérationnel. L’ensemble des villes dont les populations utilisent les services des établissements doit être associé sérieusement à leur gestion et à leur direction. Ce n’était par exemple pas le cas au CHI Jean Rostand, où les communes de l’Arc-de-Seine (Chaville et Ville d’Avray) sont aujourd’hui majoritaires dans le tour de table financier de l’hôpital alors que les parturientes viennent très majoritairement de Boulogne et d’Issy-les-Moulineaux, villes absentes du même tour de table.
Des garanties très claires doivent être fournies par l’ARH pour que tous les engagements souscrits dans le cadre d’un éventuel accord de fusion soient effectivement exécutés, que l’accompagnement pédiatrique soit garanti, que l’Etat s’engage dans le cadre d’un mini-contrat de plan à accompagner financièrement la fusion. Les conditions d’inspection préalable des deux établissements par l’IGAS doivent être strictement les mêmes.
Le personnel mérite amplement que les conditions d’évolution dans un nouvel établissement lui soient convenablement expliquées, dans des termes identiques, à Sèvres et à Saint-Cloud.
Ce n’est qu’à ces conditions qu’une opération commencée dans des conditions difficiles et incertaines pourra bien se terminer et que nous serons, en ce qui nous concerne à Chaville, en mesure d’y adhérer.
14 octobre 2004 dans reflexions - Société et vie pratique, reflexions - Territoires | Permalink
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Voici les sites qui parlent de Impressions : et si l’on parlait des hôpitaux ?:






