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Chapitre Environnement

Environnement : voilà bien un mot qu’on emploie, il faut le dire, à toutes les sauces. Pas un emballage, pas une notice de véhicule ou une bouteille, pas une association de quartier, pas un menu ou une chambre d’hôtel qui ne se réclame aujourd’hui de l’environnement ou de sa préservation réelle ou supposée. Pas un bulletin d’information à la radio ou à la télévision qui n’évoque la défense de l’environnement ou les atteintes qu’il subit. Les associations internationales qui brandissent son drapeau, comme Greenpeace, sont, ou ont été parmi les plus populaires des ONG.C’est un signe : le mot, si ce n’est sa signification, a fait son entrée au panthéon de nos dieux lares.

Pour lire la suite du chapitre sur l’environnement intitulé « Environnement, quand tu nous tiens : de l’égoïsme à l’écologie » cliquez ICI !

14 février 2007 | Permalink

Commentaires

Monsieur Levain,

Quelques réflexions un peu en vrac sur ce que vous nous offrez à lire.
Votre chapitre sur l'environnement est trop long parceque vous l'avez voulu exhaustif. il pourrait s'intituler aussi bien à mon avis "environnement : état des lieux". Il est intéressant parcequ'on y lit bien que vous ne cédez pas à l'admiration béate de cette importante question de la préservation de notre planète, mais préférez au contraire l'étudier point par point, presque froidement, pour qu'elle s'applique réellement et ne reste pas qu'un prêche. Parce que cette écologie, comme nous tous, vous l'aimez, et rien n'est plus agaçant que ces discours non suivis d'effets que l'on voit fleurir partout .

J'ajoute ma pierre d'architecte à votre longue liste de l'enfer de nos bonnes intentions écologiques: Dans le bâtiment, les nouvelles règlementations thermiques et environnementales nous obligent; à fermer nos façades au nord pour préserver la chaleur; et à inversement les ouvrir au sud pour la capter.
Ce souhait de préservation de l'énergie est louable évidemment mais il conduit à ceci: Les appartements au nord que les architectes ouvraient autrefois de fenêtres généreuses pour compenser l'absence de soleil par de la lumière au moins, seront désormais encore plus sombres; et les logements au sud qui reçoivent trop de lumière en recevront encore plus. On voit sur cet exemple que l'approche environnementale n'est que purement comptable et financière, et néglige l'essentiel: l'homme et sa simple joie d'un rayon de soleil dans sa maison.

En lisant votre conclusion où vous cherchez un nouveau modèle économique pour nous sortir de là, je me dis que l'économie, ce n'est pas assez, et qu'il faudrait aller plus loin en cherchant carrément un nouvel idéal de société (dont notre rapport à l'environnement pourrait être une bonne base fédératrice) mais ce serait trop long à développer ici.

cordialement

Isabelle Coste, David Orbach

Rédigé par : david orbach | 20 mai 2007 23:04:13

merci de m'avoir lu, je suis très content de votre commentaire car ainsi je vais pouvoir enrichir et corriger ce petit travail pour en faire un essai....quand les élections seront passées.
Sur le fond je suis tout à fait d'accord avec vous. Mais il est frappant de constater à quel point, en France, les gens sont convaincus qu'on ne peut avancer qu'en légiférant dans tous les sens et pas toujours dans le bon. Et entre le moment où l'on découvre que la loi oeuvre dans le mauvais sens et celui où on la change en tout ou en partie, le temps fait son oeuvre. Ainsi, dans le domaine qui nous intéresse, l'exigence du HQE "pur" est devenue de règle à la Région, tout comme l'exigence d'un système de DSP pour le subventionnement de places en crèche privées, celle d'emplois "orthodoxes" pour les entreprises participant aux appels d'offres etc. Cette vision des choses, largement imputable à une formation politique qui n'a pratiquement pas d'élus locaux en responsabilité, se retourne souvent contre les objectifs qu'elle croit servir.
Vis-à-vis de l'entreprise, une attitude "post-marxiste" continue à sévir. Au lieu de la démocratiser et de garantir l'éthique dans les entreprises, on continue à la tenir au bout d'une gaffe comme s'il s'agissait du diable tout en exigeant d'elle des garanties irréalistes...et en croyant la diriger au travers de l'appât de subventions qui ne l'intéressent pas.
Or l'entreprise est le levier essentiel de l'économie et il nous faut une stratégie d'environnement qui marche..économiquement.

Rédigé par : Jean LEVAIN | 25 juin 2007 06:29:44

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