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Les Chavilloises et les Chavillois n'ont pas fini de découvrir les "talents" de leur nouvelle municipalité.
Ils ont d'abord eu droit au déploiement massif d'une propagande coûteuse et grossièrement mensongère ( "Votre ville est endettée" etc..) et cyniquement récupératrice par rapport aux réalisations toujours en cours de la municipalité précédente (HLM, Proxybus etc.). Silence radio par contre sur les réalisations "plantées" par l'inaction de la ville : HLM de l'OPHLM 92 avenue Salengro ou Sinoplies policières... ou encore la sécurisation du ci-devant Centre des Créneaux ou la "villa Sully ", le seul bâtiment chavillois visible qui soit partiellement d'époque (en face du buste du Général de Gaulle), en train de se dégrader lamentablement. Les raisons : si c'est du HLM, "il y a pas le feu". Si c'est les syndicats de police qui sont concernés ou des propriétaires privés, "ça ne nous regarde pas"...Mais si, chers amis, tout ce qui se passe dans la ville vous concerne parce que ça concerne les Chavillois, vous savez, les habitants de Chaville !
Ensuite, vint l'opération de soi-disant assainissement des finances sous la forme d'un brutal matraquage fiscal ( + 17.5 % bases comprises ) que RIEN ne justifie, si ce n'est le machiavélisme politique et le déficit de compétence réunis, assorti d'une ironie lourde en forme de : "Soyez contents, manants, qu'on ne vous taxe pas deux fois plus pour avoir préféré la gauche pendant 12 ans". On croirait entendre le duc Jean raillant les Saxons d'Angleterre dans le "Robin des Bois" avec Errol Flynn !
Parallèlement, la réduction généralisée des services est en cours : centres aérés, séjours de vacances, évènements conviviaux pour les personnes âgées qui ne peuvent se défendre et dont les clubs ont été "repris en main", éjection de l'Estampe de Chaville. Un maître mot : "faire des économies !".
Ca veut dire quoi "faire des économies" dans une ville qui gérait déjà au plus juste le rapport coût/prestations en respectant les possibilités des Chavillois ? Ca veut dire en fait démolir la solidarité et la mixité sociales ( assurés principalement par le tissu associatif et le service public) qui faisaient que Chaville se distinguait de plus en plus des dortoirs résidentiels pour "riches" où chaque nouvelle crèche est un scandale, de ces petites citadelles de l'égoïsme où voter UMP est depuis des années devenu un tropisme défensif.
La volonté profonde de la nouvelle municipalité est clairement, pour des raisons aussi idéologiques que par intérêt politique, d'essayer d'imposer aux 54 % de Chavillois qui ne l'on pas soutenue un modèle rétrograde.
Or les Chavillois, en grande majorité et même parmi les plus aisés, ne veulent pas de ce profil. Ils ne veulent pas de cet apartheid des quartiers que des non-Chavillois voudraient maintenant leur imposer.
- Et voici le quatrième épisode du film :
Maintenant, c'est l'urbanisme au rabais qui s'installe.
Pendant que l'on amuse le public avec les fabuleux "Etats Généraux de Chaville" (les Sarkozystes raffolent des Etats Généraux , un truc de com' inusable qui permet de noyer les poisssons et de re-crédibiliser le rôle de décideurs en perte de vitesse ), le député-maire Jean-Jacques GUILLET convoque brutalement pour le 9 juillet ( commission urbanisme le 7 juillet ! ) un conseil municipal dont l'objet n'est rien de moins que d'avaliser au galop, au moment des vacances, le nouveau "cœur de ville" à la sauce promoteur.
C'est qu' il n'est pas homme à perdre son temps, comme l'ancienne municipalité, à des réunions de concertation où les Associations s'exprimaient librement et où les Défenseurs de l'Environnement jouaient les chevaliers blancs…en attendant de se murer dans un prudent silence face à leurs vieux amis. Gageons qu'on les verra réapparaître s'il y a changement, dans un peu moins de cinq ans maintenant ! Parler du commerce local en réinstallant la ville-dortoir, c'est aussi une spécialité...
De quoi s'agit-il le 9 juillet ?
D'abord, de consacrer le passage, décidé au dernier conseil, de la maîtrise d'ouvrage (ou si l'on préfère la direction des opérations) du Centre Ville rebaptisé "cœur de ville" à la société d'aménagement ( ex SEMADS) de l'Arc de Seine, devenu avec la fusion avec Val de Seine un club privé UMP/Nouveau Centre, tout comme le Conseil Général du 92*.
Nous avions certes nous-mêmes appelé la SEMADS ( président André SANTINI) au tour de table du Centre. Mais alors que nous avions prévu une collaboration avec une SEMADS contrôlée par la ville, l'urbanisme lui est maintenant totalement délégué, ce qui est un véritable scandale dans une ville de 20 000 habitants. Les Chavillois sont bel et bien expulsés de leurs propres affaires...ceci est sanctionné par la dissolution anticipée de la SEMEAC ( sté. d'économie mixte d'aménagement de Chaville) que nous avions conservée préciséemnt pour garder à la Ville la main sur le projet !
Bonjour l'urbanisme massif de type isséen : le résultat est garanti d'avance !
Ensuite, via la révision de la ZAC, de transformer ce qui était un Centre Ville moteur, équilibré, qui donne envie aux Chavillois et aussi à nos voisins de venir s'y distraire, s'y cultiver, s'y promener, acheter ou faire du sport, en un carrefour terne et sans âme, en lieu et place d'un pôle structuré.
Pas de restructuration des logements HLM de la Cité Clémency, qui vont continuer tout doucement à évoluer vers la limite du logement décent.
Par contre, force logements de standing : cela sécurisera les comptes des promoteurs déjà intéressés par la rue du Coteau (futurs ex-Petits-Bois et angle Carnot/Coteau).
Il s'agit d'ancrer la ville à droite en produisant un maximum de logements collectifs "résidentiels" qui n'ont pourtant rien à faire dans le cœur de ville, Chaville étant bien assez résidentiel comme cela. Mais, à droite, le cynisme politique de l'UMP ne semble pas connaître de bornes
Le MONOPRIX restera ce qu'il est : pas d'évolution vers la HQE ni de modernité attractive pour l'extérieur. Le marché restera entre parenthèses, sans équipements modernes et des boutiques "seront installées" : la municipalité continue à raisonner comme le maire de Moscou en 1960 et n'a toujours pas compris que le commerce ne se décrétait pas mais s'attirait par un apport de chalandise nouvelle, lequel ne peut être généré que par un urbanisme raisonnablement ambitieux.
Ce ne sont pas pas les coûteuses études confiées aux amis des chambres consulaires du 92 qui font avancer face à ce type de problèmes, c'est le bon sens assorti de projets suffisants pour un urbanisme intelligent.
Bien entendu, la perspective verte qui unissait les coteaux en passant le long de l'église et du groupe scolaire est supprimée, tout comme le projet MJC/PEGASE. Plus de poumon au centre ville !
L'architecte de talent ( que nous avions d'ailleurs retenu à l'origine ) du centre ville aura probablement essayé de sauver les meubles. Cependant, il est toujours très difficile à un homme (ou une femme) de l'art de se substituer à un client qui n'a pas de projet sérieux pour l'avenir d'une ville dont il n'est même pas citoyen et ne pense qu'à botter en touche en direction de partenaires extérieurs qui ne sont pas non plus du cru. Chaville, vous avez dit Chaville ?
Tout ce gâchis ne fera plaisir qu'aux incorrigibles du sectarisme politique et aux conservateurs fondamentalistes.
Toutefois le côté précipité de ce mauvais coup nous incite d'une certaine manière à l'espoir. Quand on connaît la façon de "faire de la politique" dans ce département trés UMPisé, on sent que tout cela prélude à une manœuvre qui mijote doucement du côté de la cuisine électorale où officient maîtres-queux et gâte-sauces en tenue siglée N.S.
C' est en effet comme si l'on préparait Chaville, après une mise en coupe réglée par l'Organisation départementale de l'UMP/NC, à une succession qui s'annonce déjà...avant la fin du mandat, le député local ayant "fait son boulot" , boulot politique bien sûr. On peut faire confiance à la créativité des Sarkozystes dans ce domaine, le seul où ils sont bons. Ici aussi, le modèle national s'impose : maîtrise dans la communication, nullité dans l'action.
Tout cela fait penser à une citation célèbre de la "Guerre des Gaules" où César, comme l'on sait, parle de lui-même à la troisème personne : "César prit la ville mais ne sachant qu'en faire, la rendit !"
De fait, les choses sont toutes simples. Faute d'imagination et d'autonomie, le micro-sarkozysme est une copie conforme du grand, dont on peut ici rappeler le schéma général : Nul et dangereux, tout cela, pour la gestion du pays, mais cohérent dans la gestion du recul social organisé et donc efficace pour assommer un adversaire politique désuni, peu imaginatif…et qui se tire des balles dans le pied. A Chaville, c'est donc un micro-sarkozysme, docile clonage de l'autre dont on retrouve toutes les caractéristiques, qui s'est mis en marche, au grand dam des Chavillois. On en remarquera en passant de savoureux détails : quelques perles ... Ainsi l'emprunt raisonnable et cohérent, destiné à répartir sur plusieurs générations, à un coût modeste, la charge d'investissements nécessaires au renouvellement de la ville, est vilipendé et même on songe à le pré-rembourser avec les impôts inutiles prélevés sur tous les Chavillois d'aujourd'hui, ce qui serait évidemment stupide.
Par contre l'emprunt national-sarkozyste qui financera in fine, malgré les dénégations, les dépenses courantes d'un Etat mal géré ( la politique des décimations et des coupes à la hache ou en trompe l'oeil du service public n'arrange rien, au contraire ) qui vit depuis des années à crédit serait lui, excellent ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais...moi, je dure !
En urbanisme, ceux qui ont créé à 2,5 km d'ici, au terme d'une longue dérive politique et financière, une base nautique déserte même en été, sans piscine ni baignade alors qu'il y a de gros besoins dans ce domaine, pour près de 50 millions d'euros , donnent avec un invraisemblable culot des leçons d'urbanisme moderne et de gestion financière à Chaville .
Pour eux, pas vraiment besoin d'un centre ville dans une ville de 20 000 habitants qui n'en avait jamais eu. C'est la Providence qui ne l'a pas voulu (!) et on ne va pas contre la Providence...donc il faut maintenant définitivement bloquer les choses à grand renfort d'espace occupé par des immeubles "résidentiels" . Surtout pas d'emplois du tout à Chaville, ça dérangerait la "vie" des quartiers ! Mais la cigogne CCIP déposera sans doute des commerces dans un chou. Bref, un schéma de médiocrité économique et sociale qui en séduit encore quelques-uns... C'est sûrement ce genre de comportement qui fera sortir le pays de la crise !
On est loin du volontarisme bravache du Chef...et de sa "croissance rapportée avec les dents". Mais qui s'en souvient encore ?
Quant à la gestion du Conseil Général des Hauts-de-Seine (4 milliards de budget, 7000 fonctionnaires ou contractuels, des "affaires" vite étouffées grâce à un système très efficace en jalonnent l'histoire depuis le président Pasqua, parrain politique de notre maire actuel .
Son président Patrick DEVEDJIAN, qui a lui-même évoqué les écuries d'Augias qu'il abrite, a été bombardé ministre de la Relance. Mais dans le 92, le plus riche département de France hors Paris, l'heure est aux "économies" vis-à-vis du social et des Associations en général. Pas question de Relance...
D'ailleurs, les résultats des rentrées fiscales en taxes de mutation sont inférieurs de 30% aux prévisions. Ca n'a pas empêché l'ex-chef de la majorité départementale, devenu député-maire de Chaville de se livrer sans vergogne à une post-campagne contre l'ancienne municipalité chavilloise, soi-disant imprévoyante mais dont les prévisions étaient, elles...exactes ! Plus c'est gros, plus ça passe... et on trouvera toujours des gens pour croire aux contre-vérités catégoriquement assénées, voire pour les répéter.
Une seule conclusion à cette liste non exhaustive ( on pourrait aussi parler de la sécurité, de l'éducation, du traitement des associations, du service au public, de la politique de l'emploi ou de la politique économique tout court) : comment continuer à prendre ce discours "faites ce que je dis, pas ce que je fais" et ceux qui le tiennent, au sérieux ?
La paille et la poutre, ce n'est pas nouveau. Encore faudra-t-il, après le constat qui se confirme jour après jour, en tirer les conséquences avant qu'il ne soit trop tard.
Rien n'empêche d'ailleurs les intéressés de le faire d'eux-mêmes...
* Depuis la perte de Chaville par la Gauche ( nous ne raisonnons pas ici de façon étroite au nom d'un seul parti mais bien des intérêts généraux de la Gauche et de la démocratie en général ), la place de l'opposition a été réduite à moins d'un dixième des Conseillers communautaires (alors que sur le territoire de la maxi-agglo Grand Paris Seine-Ouest (quel nom sexy !) près de la moitié des électeurs votent en général à gauche.
Plus aucun élu de gauche à l'exécutif bien sûr, pour contrôler, dynamiser, proposer.
Bravo la "démocratie" de MM. Baguet, Santini etc ! Et puis, bravo aussi aux arroseurs arrosés qui crient aujourd'hui au scandale...
Le programme court « Fallait le savoir » produit par France 3 en partenariat avec le conseil régional nous présente les moulins d’ïle-de-France. Au moyen-âge, onn comptait un moulin pour 300 habitants. Que sont devenus ces moulins aujourd’hui ?
Environnement : voilà bien un mot qu’on emploie, il faut le dire, à toutes les sauces. Pas un emballage, pas une notice de véhicule ou une bouteille, pas une association de quartier, pas un menu ou une chambre d’hôtel qui ne se réclame aujourd’hui de l’environnement ou de sa préservation réelle ou supposée. Pas un bulletin d’information à la radio ou à la télévision qui n’évoque la défense de l’environnement ou les atteintes qu’il subit. Les associations internationales qui brandissent son drapeau, comme Greenpeace, sont, ou ont été parmi les plus populaires des ONG.C’est un signe : le mot, si ce n’est sa signification, a fait son entrée au panthéon de nos dieux lares.
Pour lire la suite du chapitre sur l’environnement
intitulé « Environnement, quand tu nous tiens : de l’égoïsme à
l’écologie » cliquez ICI !
Devant le côté quelque peu erratique de notre politique extérieure, le manque de présence efficace de la France sur la scène mondiale, l'absence de professionnalisme international de beaucoup de nos dirigeants, que faire ? Il y a d’autres solutions qu’un fédéralisme aberrant qui serait imposé de l’extérieur aux Français par des eurolâtres impénitents, même si nous pouvons et devons construire des choses avec nos partenaires. La France a les moyens d'une politique intelligente, pragmatique et partenariale. Mais il faudrait de la méthode, de la créativité et du courage pour la mettre en oeuvre. Pour lire le chapitre sur L’International et l’Europe cliquez ICI !
Dans mon cyberlivre le chapitre Urbanisme
est le premier que j'ai écrit. Il est sans doute aussi le moins abouti. Il n'a
aucune prétention sur le fond si ce n'est de donner le ressenti d'un maire sur
une activité à la fois fondamentale dans sa fonction et difficile à bien
maîtriser. C'est peut-être ce qui peut le rendre intéressant. En tous cas je
devrai- avec, j'espère, vos remarques- le retravailler ! Pour lire le
chapitre, cliquez
ICI !
Réussir
l’éducation est une problématique beaucoup plus large que celle de
l’Instruction Publique, à laquelle on l’a largement ramenée. C’est l’heure pour
le politique de reprendre la main, de reconstruire avec les acteurs sociaux les
piliers de l’éducation mais aussi de mettre en chantier une évolution
rationnelle du système d’orientation, d’enseignement et de formation
professionnelle.
Pour
lire le chapitre sur l’Education cliquez ICI !
Pour lire le chapitre sur la Défense nationale, cliquez ICI !
Il est temps de jeter un nouveau regard sur notre Défense
Nationale, à laquelle la Nation consacre des budgets considérables. La défense
nationale ne concerne-t-elle que la fonction militaire ? Comment la
valoriser dans le contexte européen, quel est son véritable sens pour les
Français d’aujourd’hui et que leur apporte-t-elle vraiment ? Et quelle est la différence entre la
politique de défense et la politique, voire l’existence tout court de la
Nation ?
On
s'est enfin rendu compte que la possession paisible d'un toit était l'un des
besoins les plus fondamentaux du citoyen. Mais au-delà du discours, les
solutions proposées aujourd'hui ont-elles un sens ? Faut-il raisonner
seulement en termes d'effort de construction ou inclure dans les solutions la
notion de rotation du stock de logements ? Il est devenu indispensable de
repenser l'économie du logement et pour cela, d'avancer des propositions. Pour
lire le chapitre sur le logement cliquez ICI !
La
première chose qu’on peut se demander, quand on a l’honneur de diriger une
collectivité locale, c’est pourquoi elle existe. Cette question, simple en
apparence, en appelle d’autres et d’autres encore. De fil en aiguille, toute
une réflexion se développe. Cette réflexion est actuelle, non seulement du fait
de l’onde de réorganisation territoriale qui traverse actuellement notre pays,
mais aussi parce qu’elle remet en cause les
structures de fonctionnement de notre démocratie. (Pour lire la
suite, cliquez ICI !)




