Actionnaires...de qui ?
A qui le "crime" profite-t-il ? C'est la question qu'on peut se poser en voyant la prolifération de "réformes" bâclées, la surproduction parlementaire et les ratés parfois inquiétants qui s'ensuivent, la destruction aveugle d'un service public dont les Sarkozystes ignorent jusqu'au sens économique et politique.
En fait, c'est assez simple et l'on est aujourd'hui tenté de reprendre certaines analyses marxistes car Marx était très loin d'être un imbécile et il a écrit des choses profondes (c'est après que ça c'est gâté !).
Le discours officiel c'est : "Si les entreprises n'étaient pas étouffées par la bureaucratie et asphyxiées par les charges, elles feraient de la France une puissance dynamique, porteuse d'emploi et de bien-être pour tous".
Le seul ennui, c'est que ce n'est pas aux entreprises que l'on fait des cadeaux, de somptueux cadeaux, c'est au gros actionariat privé.
Or, celui-ci a depuis longtemps divorcé des entreprises, tout au moins des plus grandes et il est devenu pour elles non un soutien stable et justement rémunéré mais un exploiteur rapace, volatil et cynique, d'autant mieux récompensé par "les marchés" qu'il fait "juter" à court terme aussi bien la créativité et le dynamisme des dirigeants que l'engagement des personnels, en se désintéressant totalement du devenir à moyen et long terme de la collectivité-entreprise.
L'affectio societatis a disparu.. et l'idée d'une valeur ajoutée collective et sociale est totalement laissée pour compte elle aussi.
Il y a d'ailleurs un lien profond entre les banques qui organisent tout cela pour faire vivre les "marchés" en oubliant obstinément leur vrai métier et les gros actionnaires des grands groupes qui cherchent à s'approprier la manne du contribuable : privatiser les bénéfices, nationaliser les pertes est le principe général qu'ils partagent avec la complicité de l'Etat, et c'est ça qui est nouveau.
Exemple : la baisse orchestrée de la TVA du secteur HORECA n'a ni créé d'emplois ni fait baisser les prix. Avec la suppression de la TVA, ce sera la même chose mais à une beaucoup large échelle : les entreprises vendront moins à des collectivités territoriales apeurées par la disparition de leurs ressources fiscales dynamiques et perdront donc du chiffre d'affaires et de la marge, mais les actionnaires, eux, empocheront la différence en tondant davantage leurs moutons après impôts : c'est la définition même d'une rente.
Nouveau et colossal manque à gagner pour l'Etat qui ne pourra que vivre davantage encore à crédit et tenter de "refiler le bébé" des inévitables augmentations d'impôts…aux collectivités territoriales. Accessoirement, il y a sans doute trop de charges et il faut y remédier, mais cela n'a qu'un lointain rapport avec un impôt comme la TP. Comment imaginer politique plus malhonnête et plus aberrante, même d'un point de vue socialement conservateur ?
Le plutôt on en aura fini avec ce cycle infernal d'une mauvaise gestion budgétaire et économique de moins en moins bien palliée par une communication hypertrophiée, mieux cela vaudra.
Ce qu'il nous faut, c'est un nouveau "corpus" d'idées solides et dynamiques, associé à de sains principes de gestion et à une mobilisation positive de toutes nos forces sociales, dans la tradition radicale par exemple : exactement le contraire du sarkozysme qui est division et incohérence et se grise de la magie du verbe.
Et ne tombons pas dans le piède du présidentialisme : l'important ce n'est pas la Star'Ac autour du futur candidat, socialiste ou non, c'est le projet de reconstruction et de développement qu'il faut mettre devant le pays car au train où vont les choses, ce sont des ruines qu'il faudra relever en 2012.
Tant pis pour les actionnaires du Sarkozysme, qui devront devenir raisonnables et ne pas oublier qu'après tout, ils sont Français et que c'est leur intérêt d'y penser.
tout, il est difficile de s'adresser au citoyen par-dessus le consommateur…
Omnicandidat ?
Après l'omniprésident, l'omnicandidat ? Englué dans son activisme compulsif, Nicolas SARKOZY essaye de confisquer un nouveau débat, celui des élections régionales.
Bombardant, avec la complicité volontaire ou non de certains media, le grand public d'assertions fausses et de lieux communs démagogiques, il cherche à imposer un retour au centralisme technocratique (et non démocratique).
En même temps, il asservit l'Etat républicain à la propagande de son parti et à la sienne. On voit ainsi , en pleine campagne régionale, la pauvre administration préfectorale contrainte de tenir échoppe avec les thèmes politiques sarkozystes, de la fabuleuse "identité nationale" du transfuge BESSON au Grand Paris en passant par la "réforme" des collectivités territoriales.
Autrement dit, l'Etat se transforme en auxiliaire travaillant pour le pouvoir personnel. et n'est plus l'outil qui, pour le compte de la Nation, garantit au citoyen l'égale et juste exécution d'une politique librement décidée par les élus du peuple.
La décentralisation s'est mise en place depuis quelques années dans notre pays pour rapprocher le pouvoir et l'initiative du citoyen et elle est en passe d'y réussir, au moins partiellement. Repartir en arrière et vouloir la tuer au profit d'un Etat qui n'est même plus jacobin et planificateur mais simplement asservi aux intérêts économiques qui jouent le rôle du souffleur à l'Elysée, est une très grave erreur politique, un péché contre l'esprit de la démocratie et une bourde pour la Droite en général, qui vaut tout de même mieux que cela. De plus en plus d'élus UMP à qui il reste des principes le disent d'ailleurs publiquement, non dans un esprit campaniliste mais parce qu'ils le pensent et à juste titre.
People-isation
L'horrible mot, mais surtout la ridicule tendance à la confusion des genres qui affecte maintenant tous les tendances politiques !
Quelle liste n'a pas "son" communicant, son sportif, son comédien, son journaliste, son jeune ou son représentant de telle ou telle communauté pris, non en tant qu'homme ou femme de France avec son vécu et son origine quels qu'ils soient, mais en tant que "typique" d'un profil jugé vendeur.
Or, l'exercice du mandat d'élu est devenu aujourd'hui une affaire fort complexe qui ne nécessite pas forcément de l'âge mais du bon sens, une certaine abnégation, l'absence de préjugés et si possible un minimum de culture générale et d'esprit critique.
En quoi le fait d'avoir provisoirement ou non réussi dans une spécialité ou une construction d'image individuelle qualifie-t-il pour gérer au mieux l'argent des contribuables, l'impulsion d'une société plus juste ou l'efficacité dans l'analyse et la résolution de problèmes difficiles ?
Et les "people" qui se livrent à de sympathiques et populaires incantations sur les choses qui ne vont pas, sont-ils les mieux placés pour travailler efficacement comme maires, vice-présidents de Région ou ministres ?
Ce qu'on leur demande, pourtant, c'est d'oeuvrer efficacement au service de tous, non d'amuser la galerie, fût-ce avec talent et sincérité.
La people-isation, loin de représenter un progrès, est aussi ridicule que néfaste.
Mais dans une société où l'esprit marchand contamine tout, il est difficile de s'adresser au citoyen sans passer par le consommateur…
Impôts régionaux
Le général de Gaulle se demandait si les Français n'étaient pas des veaux. Pour l'UMP, clairement, ils en sont. Face à la misère qui se généralise sous les yeux d' un gouvernement indifférent et inefficace, engoncé dans une vision totalement dépassée de l'économie et de la société, on n'a plus grand'chose dans le sac à malices. Alors, on ressort les promesses les plus éculées et les plus invraisemblables :
"Pas d'augmentation d'impôt pendant 6 ans pour les régions qui passeraient à l'UMP !".
Outre le fait que Nicolas SARKOZY et ses thuriféraires n'ont jamais tenu la moindre promesse de ce genre pas plus que les autres d'ailleurs, c'est rigoureusement impossible dans la mesure où, avec la suppression de la Taxe Professionnelle (voir ci-dessus), ils assèchent la principale ressource dynamique des collectivités (régions entre autres), l'Etat étant bien évidemment incapable, même s'il le voulait, de remplacer de façon pérenne cette ressource...sauf si bien sûr s'il augmentait lui-même, de façon drastique les impôts nationaux !
Autrement dit, l'UMP ne prend pas seulement les électeurs des régions pour des naïfs mais aussi pour des idiots.
"Amusant" et illustratif : à Chaville (92), le nouveau maire UMP (ex-RPF pasquaïen et ex-président du groupe des élus majoritaires du Conseil Général) avait bien sûr promis en campagne électorale qu'il n'augmenterait pas les impôts locaux. La situation financière de la ville était pourtant parfaitement claire et connue depuis des années des futurs nouveaux élus, en particulier de l'adjointe (en titre) aux finances...
Las ! Dès le budget suivant, les Chavillois en ont pris pour 18 points d'augmentation, le département des Hauts-de-Seine, le plus riche de France, ( dirigé successivement par PASQUA et....SARKOZY !) contribuant de son côté pour 7 % à la hausse ! Il est vrai qu'une partie de cet argent sert à financer la propagande servant à prétendre que c'est de la faute de la gestion précédente. Plus fort encore, il promet déjà de les faire re-baisser !
Comment prendre ces gens au sérieux, c'est la seule question qui mérite d'être posée.
Ne confondons pas, en matière d'impôts, yoyo et gogos.
Une fois de plus, ce gouvernement cherche à diviser pour tromper : oser dire qu'on "complète" la Décentralisation, c'est comme l'a dit A.Juppé, se f…du monde.
En fait, il s'agit d'en revenir purement et simplement, sous prétexte de Grand Paris, à la technocratie d'Etat en région Ile-de-France et à la tutelle des sous-préfectures ailleurs. Comme pour l'OTAN, comme pour la Participation, comme pour la planification nationale, c'est bazarder le travail du gaullisme et de la gauche pour le plus grand profit du centralo-capitalisme à l'enseigne de la croix de Lorraine.
Quant à la Taxe professionnelle, qu'on réfléchisse seulement deux minutes au scénario de la diminution de la TVA pour les HORECA : cela a-t-il fait baisser les prix ou créé des emplois ? Non ! Donc, la "compensation" économique de la part des entreprises qui, enfin libérées du "fardeau insupportable" de la TP, se développeront et créeront des emplois, est bien sûr elle aussi un mirage total.
Les actionnaires, par contre, empocheront bel et bien la différence en augmentant leur propre prélèvement et les entreprises n'en verront pas la couleur. Elémentaire !
Ca ne fait rien ! Quelques mois après, "on" remet ça mais cette fois-ci de façon irréversible en mettant d'un claquement de doigts à genoux l'économie des collectivités territoriales (elles-mêmes grosses clientes des entreprises et acteur principal de l'investissement public) qui vont bien sûr réduire leurs budgets en catastrophe et/ou augmenter les impôts locaux (que peuvent-elles faire d'autre ? ).
Là où l'on atteint le ridicule, c'est quand le gouvernement lance des campagnes pour faire croire au bon peuple qu'il y aurait trop d'élus (donc trop de démocratie) et que les collectivités territoriales seraient globalement mal gérées, alors que depuis 8 ans c'est l'Etat qui est mal géré et de plus en plus inféodé à un seul homme.
Et quand le Premier Ministre, qui au moins, lui, assume ces sottises et ne va pas défendre les droits de la Femme en Arabie Saoudite ou contribuer à la dissémination nucléaire au Proche-Orient, prétend sans rire que l'Etat "compensera" dans la durée, ce n'est pas sérieux.
Avec quoi le ferait-il, alors qu'aujourd'hui sa principale dépense est la charge de sa dette ?
En fait, ce que veut ce gouvernement dont les rodomontades couvrent le manque de courage politique, c'est continuer à favoriser les intérêts qui lui sont proches et faire endosser les mesures fiscales qui s'imposent à lui, aux collectivités territoriales.
Une fois de plus, il s'agit un calcul politique de bas étage :
"Dresser" politiquement et assécher financièrement les collectivités territoriales pour les obliger à marcher au pas de l'oie sarkozyste, continuer à remplir les poches des dirigeants du MEDEF (merci, Madame Lagarde) et continuer la casse du pays, quel beau programme d'irresponsabilité pour les Régionales !
Environnement : voilà bien un mot qu’on emploie, il faut le dire, à toutes les sauces. Pas un emballage, pas une notice de véhicule ou une bouteille, pas une association de quartier, pas un menu ou une chambre d’hôtel qui ne se réclame aujourd’hui de l’environnement ou de sa préservation réelle ou supposée. Pas un bulletin d’information à la radio ou à la télévision qui n’évoque la défense de l’environnement ou les atteintes qu’il subit. Les associations internationales qui brandissent son drapeau, comme Greenpeace, sont, ou ont été parmi les plus populaires des ONG.C’est un signe : le mot, si ce n’est sa signification, a fait son entrée au panthéon de nos dieux lares.
Pour lire la suite du chapitre sur l’environnement
intitulé « Environnement, quand tu nous tiens : de l’égoïsme à
l’écologie » cliquez ICI !
Devant le côté quelque peu erratique de notre politique extérieure, le manque de présence efficace de la France sur la scène mondiale, l'absence de professionnalisme international de beaucoup de nos dirigeants, que faire ? Il y a d’autres solutions qu’un fédéralisme aberrant qui serait imposé de l’extérieur aux Français par des eurolâtres impénitents, même si nous pouvons et devons construire des choses avec nos partenaires. La France a les moyens d'une politique intelligente, pragmatique et partenariale. Mais il faudrait de la méthode, de la créativité et du courage pour la mettre en oeuvre. Pour lire le chapitre sur L’International et l’Europe cliquez ICI !
Dans mon cyberlivre le chapitre Urbanisme
est le premier que j'ai écrit. Il est sans doute aussi le moins abouti. Il n'a
aucune prétention sur le fond si ce n'est de donner le ressenti d'un maire sur
une activité à la fois fondamentale dans sa fonction et difficile à bien
maîtriser. C'est peut-être ce qui peut le rendre intéressant. En tous cas je
devrai- avec, j'espère, vos remarques- le retravailler ! Pour lire le
chapitre, cliquez
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Réussir
l’éducation est une problématique beaucoup plus large que celle de
l’Instruction Publique, à laquelle on l’a largement ramenée. C’est l’heure pour
le politique de reprendre la main, de reconstruire avec les acteurs sociaux les
piliers de l’éducation mais aussi de mettre en chantier une évolution
rationnelle du système d’orientation, d’enseignement et de formation
professionnelle.
Pour
lire le chapitre sur l’Education cliquez ICI !
Pour lire le chapitre sur la Défense nationale, cliquez ICI !
Il est temps de jeter un nouveau regard sur notre Défense
Nationale, à laquelle la Nation consacre des budgets considérables. La défense
nationale ne concerne-t-elle que la fonction militaire ? Comment la
valoriser dans le contexte européen, quel est son véritable sens pour les
Français d’aujourd’hui et que leur apporte-t-elle vraiment ? Et quelle est la différence entre la
politique de défense et la politique, voire l’existence tout court de la
Nation ?
On
s'est enfin rendu compte que la possession paisible d'un toit était l'un des
besoins les plus fondamentaux du citoyen. Mais au-delà du discours, les
solutions proposées aujourd'hui ont-elles un sens ? Faut-il raisonner
seulement en termes d'effort de construction ou inclure dans les solutions la
notion de rotation du stock de logements ? Il est devenu indispensable de
repenser l'économie du logement et pour cela, d'avancer des propositions. Pour
lire le chapitre sur le logement cliquez ICI !
La
première chose qu’on peut se demander, quand on a l’honneur de diriger une
collectivité locale, c’est pourquoi elle existe. Cette question, simple en
apparence, en appelle d’autres et d’autres encore. De fil en aiguille, toute
une réflexion se développe. Cette réflexion est actuelle, non seulement du fait
de l’onde de réorganisation territoriale qui traverse actuellement notre pays,
mais aussi parce qu’elle remet en cause les
structures de fonctionnement de notre démocratie. (Pour lire la
suite, cliquez ICI !)




