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Politicien, c'est un métier...

La droite sarkozyste s'installe à Chaville et suivant l'exemple de son patron, elle se caractérise par un trait essentiel : communiquer et affirmer au lieu d'agir et de construire. C'est ainsi que, dans les prochains jours, on verra les services municipaux dépenser beaucoup d'énergie et de l'argent pour effacer méticuleusement toute trace du muguet chavillois sur le mobilier urbain, les véhicules etc...à quoi bon, si ce n'est à essayer d'effacer les traces du passage d'une gestion positive ? Il est d'ailleurs assez symbolique que ce soit un non-Chavillois, actuellement gouverneur, pardon, maire de notre ville qui va se livrer à ce ridicule et dispendieux exercice. Mais cette attitude se décline aussi autrement...

Le Conseil Municipal du 24 Septembre s’est résumé à quelques délibérations techniques, malgré un contexte international et national inquiétant. Cela aurait pourtant mérité un débat, les collectivités territoriales restant un maillon essentiel, non seulement de la solidarité mais aussi d'un développement économique local qui doit nous aider à combattre la crise.

On a parlé de l’atelier de gravure. Suite à l’insistance des Chavillois, de l'association et des élus de l’opposition, l’objectif initial de fermeture s’est transformé en "évolution" vers une nouvelle structure d’arts plastiques et de gravure monotype. Mais sa mission n'est plus la même et doublonne la Passerelle des Arts, structure associative qui se développe avec succès, hors du contrôle municipal. Le non-renouvellement des contrats des deux maîtres-graveurs compromet irrémédiablement l’avenir de 30 ans de gravure à Chaville et le rayonnement culturel de notre ville. Aussi notre groupe a-t-il voté contre les décisions concernant cette "évolution".

Dans Chaville Magazine le maire, en professionnel chevronné de la politique qu'il est, nous sert le vieux "coup de l’héritage" sur le thème "Si on a des problèmes, ce n’est pas ma faute". Or, nous l’avons déjà dit en juin lors de l’examen des comptes de 2007, la situation financière à cette époque était bonne avec des excédents importants dans les comptes de fonctionnement. Dans le même numéro, on trouve aussi quelques pirouettes concernant le coût des Foulées Musicales, de la démolition des bacs à fleurs du boulevard de la République, du ravalement de l'ancienne poste (budgété 200 000 €). Dites-nous en plutôt le vrai coût et où était l’urgence !

Par ailleurs, alors que le volume d'emprunts de la Ville baissait depuis 2 ans, nous avons appris au dernier Conseil, suite à notre question et sans que la commission des finances soit saisie, que la Ville s’était endettée en juillet de 5 millions d’euros. Et l'on voit apparaître, dans les "décisions du maire", de nouvelles et vagues "études" confiées à la trop fameuse "SEM 92", celle précisément qui fut recalée par la commission d'appel d'offres lors du choix de l'Aménageur du Centre Ville. Pourtant, ce n'est plus d'études générales dont on a aujourd'hui besoin, mais de la mise en œuvre rapide d'un projet abouti.

On lisait dans Le Parisien du 24 Septembre : « il reste au nouveau maire beaucoup de choses à faire pour tenir ses promesses électorales ». En effet, le calendrier s'obscurcit : à quand les fameux Etats Généraux, l’aménagement du centre ville et le démarrage des travaux du Groupe scolaire, le futur P.L.U. ? Mais comme l'explique Jean Levain sur la même page « Jean-Jacques Guillet n’habite pas la Ville, plusieurs de ses élus ou proches collaborateurs non plus . Ils ne sentent pas battre le coeur de Chaville.».

14 octobre 2008 dans actualites - Territoires | Permalink

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