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Conseil régional consultatif des citoyennes et citoyens handicapés
Comme
nous l’avions déjà
signalé, la Région a décidé de créer un Conseil régional consultatif des
citoyen(ne)s handicapé(e)s. Les 24 membres élus du Conseil régional consultatif
des citoyennes et citoyens handicapés ont été désignés lors des élections qui
ont eu lieu du 7 au 19 novembre.
Les électeurs pouvaient voter par courrier ou venir déposer leur suffrage
directement à la Région. Sur plus de
7200 inscrits, il y a eu 3 488 votants. Le
dépouillement s'est ensuite déroulé sous contrôle d'huissier les 28, 29 et 30
novembre. Le CRCCH est donc maintenant presque au complet, puisque sera bientôt
rendu public le collège des personnalités qualifiées, qui constitue la dernière
partie des membres du CRCCH.
Les élues du CRCCH siègeront aux côtés des représentants du monde associatif et
de personnalités qualifiées. Pour consulter les résultats cliquez ICI !
6 décembre 2005 dans actualites - Politique, actualites - Société et vie pratique, actualites - Territoires | Permalink
Commentaires
En 2005, la croissance des inégalités sociales a accru les écarts entre ceux qui concentrent les richesses, les pouvoirs et la sécurité et une France des exclus de plus en plus fragilisés.
Quelques chiffres :
- Trente années consécutives de chômage c'est aujourd'hui en terme de demandeurs d'emploi d'après l'INSEE :
2 500 000 personnes qui cherchent un emploi à durée indéterminée ; mais lorsque l'on y rajoute ceux de nos concitoyens qui recherchent un temps partiel ou un CDD
ce sont près de 4 000 000 de français qui sont touchés totalement ou partiellement par ce fléau qui ont le sait:
*mine les horizons de vie des ménages,
* détruit la cohésion sociale du pays
- Autres chiffres car travailler n'empêche pas d'être pauvre :
Depuis 2 décennies s'est constitué un phénomène de "travailleurs pauvres" qui ont un emploi mais dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté.
Ainsi d'après l'INSEE : 1000 000 de personnes ont un revenu mensuel inférieur au seuil de pauvreté et vivent avec moins de 600 euros par mois.
- Toujours d'après l'INSEE on dénombre en France plus de 3 000 000 d'allocataires de minima sociaux mais qui font vivre (enfants et conjoints compris) environ 6 millions de personnes soit 1 français sur 10.
- Données recoupées, par les statistiques européennes qui en matière de pauvreté établissent bien que c'est 11 à 12 % de la population française qui vit avec moins de 700 euros/mois soit près de 7 000 000 personnes.
LES CONSEQUENCES en MATIERE DE SANTE
Sont immédiates :
- plus de 72 % des allocataires du RMI déclaraient au moins un problème de santé contre 36% de l'ensemble de la population.
- Enfin, un autre institut statistiques l'IRDES dans le cadre de travaux récents effectués pour le compte du Haut Comité pour l'avenir de l'Assurance Maladie rappelle que 11% de la population déclare avoir renoncé à des soins au cours des 12 derniers mois.
-o-o-o-o-
Les choix économiques et politiques peuvent donc conduire à l'exclusion d'une partie de la population au profit d'une autre.
Ces choix ont des conséquences individuelles dramatiques aggravées :
*par la fragilisation de piliers essentiels (retraite, assurance maladie)
*par l'absence d'anticipation de la solidarité nationale face à des évolutions majeures de notre société comme le vieillissement de la population.
La protection solidaire face à la vieillesse ou à la maladie constituait jusqu'alors le dernier rempart du lien social unissant les citoyens de notre pays.
Les changements en cours dans ces deux domaines :
*ne sont pas de nature à répondre aux enjeux économiques et sociaux
*ne paraissent plus apporter à chaque français une protection forte face à la vieillesse et à la maladie.
Dans le domaine de la santé
la Loi du 13 août 2004 portant réforme de l'assurance-maladie sans doute nécessaire :
*pour réduire des déficits abyssaux soit près de 12 milliards d'euros, en 2004, pour la seule branche maladie, soit le déficit le plus important jamais atteint et nous risquons d'afficher 8 milliards d'euros en 2005 ce qui est tout à fait considérable dont plus de 50% concerne, il faut le rappeler, concerne les établissements de santé.
*pour lutter contre les inégalités sanitaires,
* pour améliorer la qualité médicale au service des patients,
* pour accroître la responsabilité de tous les acteurs
La Loi du 13 août apparaît au bout de 16 mois d'existence pour ce qu'elle est réellement :
un outil de régulation économique et comptable
dont la responsabilité et l'impopularité a été scandaleusement transférés aux mutuelles par la Loi !
Fallait-il être bien naïfs, aveugles voire complices pour ne pas s'être rendu compte, dès le 13 août 2004, que cette Loi était :
- non pas la dernière chance pour réformer l' Assurance Maladie
- mais le premier acte législatif de ceux qui appellent depuis de longues années la mise en place:
*d'une médecine à deux ou trois vitesses,
* d'un marché de la santé
c'est-à-dire la glissade vers le démantèlement des Caisses Primaires, autrement dit leur mise en concurrence!!!
Que cette Loi ne corresponde pas aux exigences du mouvement mutualiste est une évidence,
Les 25 mesures proposées par la Mutualité Française n'ont :
*soit pas été reprises dans la Loi
*soit lorsqu'elles l'ont été c'est la forme et non le fond qui a été retenu.
Quoi qu'il en soit l'exécution de cette loi échappe aux acteurs sociaux :
- C'est le Directeur Général de la CNAM, véritable Consul du Gouvernement, dans les mains duquel la Loi a concentré tous les pouvoirs, qui tranche et qui décide,
- et s'il manque d'inspiration il peut toujours s'adresser au Ministre de la santé auprès duquel il prend ses ordres.
Il faut le redire au lieu de confier aux acteurs sociaux la responsabilité de la gestion de l'Assurance Maladie, cette réforme conduit à une concentration totale des pouvoirs entre les mains des pouvoirs publics ;
Cela ne peut pas fonctionner.
Parce que dans une situation où il faut prendre des décisions difficiles celles-ci doivent :
-faire l'objet d'un débat préalable entres acteurs sociaux
-et dans le cadre d'une réelle démocratie sanitaire.
Il est d'ores et déjà clair que cette Loi n'atteindra pas ses principaux objectifs officiellement notamment.l
en terme de qualité et d'égalité d'accès aux soins
Or,
Le mouvement mutualiste propose depuis des années:
*de mieux coordonner l'activité des professionnels de santé,
*d'organiser la liaison médecine de ville et l'hôpital
Le mouvement mutualiste dénonce depuis des années :
*les gaspillages coûteux pour la collectivité (actes inutiles, prescriptions injustifiées)
* l'absence de qualité avec pour corollaire notamment les maladies générées par le système de santé lui-même:
-maladies iatrogènes,
-maladies nosocomiales,
-évènements graves et indésirables liés aux soins. A ce propos je rappelle que d'après le Ministère de la santé 170 000 à 250 000 hospitalisations ( 4 à 5 % du total ) seraient dues à des effets indésirables de soins et auraient pu être évité si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante pour le patient C'EST-A-DIRE avec la bonne stratégie :
- d'actes et de diagnostics
- de traitement
- de prévention et réhabilitation
Le mouvement mutualiste dénonce enfin depuis des années :
* l'absence de parcours de santé clairs et d'excellences pour les assurés sociaux.
* l'absence de continuité (garde de nuit)
*l'absence de permanence des soins (répartition des médecins sur le territoire).
*l'absence d'évaluation des pratiques professionnelles pour les médecins libéraux et formation médicale continue qui soient efficaces et non incantatoires !!!
SOYONS CLAIRS
- Ni le médecin traitant, simple instrument tarifaire, qui consolide le paiement à l'acte sans garantir l'opposabilité des tarifs et l'information des patients sur les tarifs appliqués
- Ni la convention médicale, qui est avant tout la réponse des pouvoirs publics à une demande corporatiste et qui met en place un dispositif complexe:
* n'assurant aucune lisibilité pour les usagers,
* multipliant la possibilité de dépassements d'honoraires, notamment en dehors du parcours de soins MAIS AUSSI, GRAVE PARADOXE, au sein même du parcours de soins.
Ne sont pas les réponses qualitatives attendues.
Responsabiliser.
Oui mais pas au sens du gouverneemnt
Responsabiliser
à condition que :
- Cela ne se soit pas les revenus du travail qui supportent la plus large part de la charge financière
en lieu et place
des revenus financiers exorbitants
du capitalisme néo-libéral.
- que les assurés sociaux ne pas soient livrés aux dérives corporatistes de certains professionnels de santé,
ainsi qu'aux intérêts
des grands intervenants économiques de ce secteur et j'entends, par là, les laboratoires pharmaceutiques.
Responsabiliser
à condition que :
que pas en seul euro
de l'argent public ne soit distribué
sans une contrepartie réel et utile au système de soins
Responsabiliser
enfin
C'est le conseil, l'orientation, la prévention
c'est avoir un assuré social et un adhérent qui soit impliqué dans sa démarche de santé.
JE CONSIDERE QUE
*Soit une Loi est bonne alors il faut le dire et participer activement à sa mise en œuvre.
*Soit une Loi est mauvaise il faut aussi le dire
mais surtout travailler à remettre l'ouvrage sur le métier.
Force est de constater que
Pas assez de voix, actuellement, s'élèvent dans ce sens !!
Rédigé par: patrick djelalian | 22 déc. 05 09:57:40






